Automobile : rebond net du marché en janvier 2026
Le marché automobile marocain a connu en janvier 2026 un rebond net par rapport à la même période de 2025, porté principalement par les ventes de véhicules particuliers. Selon l’Association des importateurs de véhicules automobiles du Maroc (AIVAM), 20.421 véhicules ont été immatriculés en janvier 2026, contre 14.997 en janvier 2025, soit une progression de 36,17%.
La hausse se concentre sur le segment des véhicules particuliers (VP). 18.261 unités ont été vendues en janvier 2026, en hausse de 38,98% par rapport à janvier 2025. Le segment des véhicules utilitaires légers (VUL) progresse également, mais dans des proportions plus modestes, avec 2.160 immatriculations en janvier 2026, soit +16,25% sur un an.
Leaders du marché : Dacia creuse l’écart, Renault poursuit sa présence
Les chiffres publiés par l’AIVAM révèlent une hiérarchie marquée entre constructeurs. Dacia domine nettement le marché (VP et VUL) en janvier 2026 avec 4.260 unités, soit 20,9% du marché mensuel. Renault suit avec 3.436 unités (16,8%). Derrière, Hyundai (2.021 unités, 9,9%) occupe la troisième place, puis viennent Peugeot (1.246 unités, 6,1%) et Volkswagen (980 unités, 4,8%).
En termes d’évolution annuelle, certaines marques enregistrent des variations très marquées : Dacia affiche une progression de 65,9% par rapport à janvier 2025, Kia progresse de 69,7 %, tandis que Peugeot enregistre une hausse spectaculaire de 119 % (sur une base 2025 plus faible). À l’inverse, Hyundai et Toyota voient leurs immatriculations reculer respectivement d’environ 11,7 % et 12 % par rapport à janvier 2025. Ces écarts traduisent à la fois des effets de gamme commerciale, d’approvisionnement et de dynamique promotionnelle locale.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette embellie : rattrapage après un début d’année 2025 plus calme, opérations commerciales et promotions de fin d’année impactant janvier, renouvellement de parc ou amélioration de l’offre disponible. Les variations très fortes pour certaines marques laissent penser que des opérations commerciales ciblées et la disponibilité de véhicules ont joué un rôle important.
Du côté de l’offre, la part des modèles CKD/CBU et la disponibilité des stocks influencent sensiblement le rythme des immatriculations. En effet, certaines marques profitent d’un flux d’approvisionnement plus fluide ou de promotions attractives, d’autres pâtissent d’un stock moindre ou d’un positionnement prix moins compétitif.
Source de l’article : Lebrief



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