Coupe du monde 2030. « C’est totalement faux » : le Maroc assure que le lieu de la finale du Mondial n’est pas acté

Virus Nipah : faut-il s’inquiéter au Maroc ?

Le virus Nipah refait surface sur les radars internationaux après la confirmation de cas ponctuels en Inde. Une résurgence qui interroge, mais qui ne déclenche pas d’alerte au Maroc. À ce stade, les autorités sanitaires se veulent rassurantes : aucun cas n’a été signalé sur le territoire national et aucune mesure exceptionnelle n’a été activée.   Classé par l’Organisation mondiale de la santé parmi les maladies prioritaires à potentiel épidémique, le virus Nipah reste rare, mais redouté. Il s’agit d’une zoonose transmise principalement par les chauves-souris frugivores, avec une contamination possible via des fruits souillés ou des animaux intermédiaires, notamment les porcs. Des transmissions interhumaines ont été observées, le plus souvent dans des contextes de soins ou de contacts étroits, sans déboucher sur une diffusion incontrôlée.   Les formes graves associent des atteintes neurologiques sévères, des encéphalites et des détresses respiratoires. Le taux de létalité peut être élevé, en particulier lorsque la prise en charge est tardive. À ce jour, aucun vaccin ni traitement antiviral spécifique n’est disponible, ce qui place la prévention et la surveillance au cœur de la réponse sanitaire.   Pour les spécialistes, les cas récemment recensés en Asie demeurent circonscrits géographiquement et font l’objet de protocoles stricts : isolement, traçage des contacts et contrôle renforcé. Dans ce contexte, le risque pour le Maroc est jugé nul à court terme. Le pays s’appuie sur des mécanismes de veille épidémiologique, une coordination avec les réseaux internationaux et des dispositifs de détection précoce capables d’identifier toute situation inhabituelle.   Le message adressé au public est volontairement mesuré. Pas d’alarmisme, mais une attention constante. Le virus Nipah est suivi de près par les instances sanitaires, dans une logique d’anticipation des menaces émergentes et de protection de la santé publique. Pour l’heure, la vigilance l’emporte sur l’inquiétude.

Gouvernance de l’Internet : le Maroc prend la tête du Forum d’Afrique du Nord

Réunis en ligne mardi 13 janvier, les membres du comité consultatif du Forum de la Gouvernance de l’Internet d’Afrique du Nord (North Africa Internet Governance Forum – NAIGF) ont élu à l’unanimité M. Abdessamad Moutei à la présidence de cette instance stratégique. Cette élection marque une nouvelle étape dans la consolidation de la présence du Maroc au sein des grandes plateformes internationales dédiées au numérique.   La confiance accordée à M. Moutei témoigne de la reconnaissance de son parcours riche et de son expertise approfondie dans les domaines des politiques numériques et de la gouvernance de l’Internet. Elle reflète également le rôle moteur que joue le Maroc dans le développement de l’écosystème numérique en Afrique du Nord.   Placée sous l’égide du Forum des Nations Unies sur la Gouvernance de l’Internet (IGF), la plateforme NAIGF a pour mission de favoriser une vision commune entre les pays nord-africains sur les enjeux cruciaux liés à l’Internet. Elle œuvre notamment au renforcement de la coopération entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile, tout en s’attaquant aux défis majeurs de la région, tels que la cybersécurité, la fracture numérique et le développement de l’intelligence artificielle.   Dans sa première déclaration après son élection, M. Abdessamad Moutei — professeur de l’enseignement supérieur et directeur adjoint chargé de la formation continue et des stages à l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) — a annoncé sa volonté de mettre en œuvre un agenda ambitieux. Son objectif principal : renforcer l’intégration des pays d’Afrique du Nord dans l’économie numérique mondiale.   Il a également insisté sur la nécessité de préserver la souveraineté numérique régionale, tout en développant des infrastructures numériques sécurisées, inclusives et accessibles à l’ensemble des citoyens.   Cette élection a par ailleurs été marquée par la nomination de l’Égypte à la vice-présidence du Forum, représentée par l’expert Sheddy Hamed. Cette nouvelle équipe dirigeante illustre une volonté de collaboration renforcée entre les acteurs numériques de la région, afin de porter une voix nord-africaine unifiée sur les scènes continentale et internationale.