au Parlement, Zakia Driouich annonce la suspension des exportations de sardine
Le Maroc suspendra, à compter du 1er février, l’exportation de la sardine congelée. Une décision annoncée devant les députés par la secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, et motivée par la nécessité de préserver le marché intérieur face à la baisse des débarquements et aux tensions sur les prix.
Lors de son passage à l’exercice des questions orales des parlementaires, Zakia Driouch, la secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, a annoncé des mesures importantes concernant l’activité pêche au Maroc. A commencer par la sardine, comptant pour être parmi l’un des poissons les plus consommés par la population marocaine.
Répondant à une préoccupation parlementaire, Zakia Drouch a exposé des données de l’Office national des pêches (ONP) révélant une contraction de l’offre de ce petit pélagique sur le marché national. Il ressort de ces données une chute de 46 % des volumes en deux ans, passant de près de 966.000 tonnes en 2022 à environ 525.000 tonnes en 2024.
Face à cette raréfaction, les autorités ont choisi de réorienter temporairement la production vers la satisfaction de la demande locale afin de maintenir des coûts « relativement raisonnables » , tant sur la sardine que pour les autres variétés de poissons a indiqué Zakia Driouich.
Elle a aussi souligné que leur évolution dépend de facteurs structurels tels que les conditions climatiques, le coût des sorties en mer, la chaîne du froid ou encore les marges des intermédiaires. La responsable a insisté sur l’urgence de renforcer la préservation des stocks halieutiques, désormais considérée comme une priorité stratégique.
Pêche : la consommation de poisson, un handicap
Par ailleurs, la secrétaire d’Etat a mis en relief la faiblesse aquacole du Maroc. Elle a évoqué, à cet effet, le rapport 2025 de la FAO souligne que la consommation de produits issus de l’aquaculture ne dépasse pas 0,1 kg par habitant et par an, soit à peine 0,6 % de l’assiette nationale. De plus, malgré une stratégie et un cadre légal, l’aquaculture marocaine reste embryonnaire, tandis que les chalutiers rejettent jusqu’à 43,7 % de leurs prises, révélant une fragilité écologique criante.
Lire aussi. Pêche: hausse de 17 % des débarquements à fin novembre au Port de Laâyoune
De ce fait, la suspension des exportations, Zakia Driouch, s’inscrit dans une série de mesures destinées à sécuriser l’approvisionnement du marché national, réguler les prix et lutter contre les pratiques spéculatives. Elle a conclu en rassurant que des dispositions spécifiques sont prévues pour le mois de Ramadan, période de forte consommation, afin d’assurer une disponibilité suffisante.
Source de l’article : H24info



Laisser un commentaire