Arthur Cazaux rattrapé par ses douleurs au coude droit face à Frances Tiafoe à Miami : « Je prenais des grandes décharges »

Arthur Cazaux rattrapé par ses douleurs au coude droit face à Frances Tiafoe à Miami : « Je prenais des grandes décharges »

Arthur Cazaux y met toute sa bonne volonté, passe des heures et des heures à choyer ce coude droit qui ne lui laisse aucun répit depuis maintenant un an et demi, mais rien n’y fait. Après plusieurs tentatives avortées, le Montpelliérain de 23 ans, 73e mondial, avait enfin réussi à jouer « à peu près » sans douleur vendredi pour son entrée en lice au Masters 1000 de Miami. Une victoire importante pour sa confiance face au Chilien Tomas Barrios Vera (7-5, 6-4), qu’il n’a pas été en mesure de confirmer comme il l’aurait souhaité samedi soir contre l’Américain Frances Tiafoe (7-6 [1], 6-1). « C’était déjà très dur avant le match sur les sensations au niveau du coude, je ne savais pas comment l’appréhender, concédait-il samedi soir, très déçu, à sa sortie du court. La première manche, à chaud, franchement ça allait. Mais dès la fin du set, je sentais des douleurs dès que je ne frappais pas bien la balle. Je prenais des grandes décharges dans le coude. Je n’ai pas réussi à passer au-dessus de ça et surtout la douleur augmentait au fur et à mesure. » Pour ce qui n’était que son quatrième match complet en 2026, Cazaux a pourtant montré de belles choses, causant bien des soucis à Tiafoe dans la première manche et allant jusqu’à se procurer deux balles de set. Mais l’Américain a su tenir bon, avant de porter une accélération fatale dans le tie-break. Cazaux n’y était déjà plus et le deuxième set n’était qu’une formalité pour le 20e mondial. « J’ai une grosse inflammation au niveau du coude droit qui dure depuis un an et demi maintenant, détaillait-il vendredi. J’ai eu des périodes où c’était très douloureux. En début de saison, il y a eu tellement d’inflammations que ça avait créé une mini-lésion au niveau du tendon. C’est ça qui m’a fait arrêter et qui m’a éloigné des terrains. Là, la lésion du tendon va mieux, mais il y a toujours de l’inflammation un peu autour. C’est tout un processus de gérer la charge au quotidien. Essayer de bien chauffer, de mettre en place des routines pour avoir le moins de douleurs possible. » Des modifications de matériel et de technique au service

Dans cette recherche des petits détails qui peuvent soulager son coude, Cazaux a également fait des modifications sur son matériel, changement notamment son cordage. Sa technique au service a aussi évolué. Il a fallu aussi revoir constamment sa programmation, se contraindre à ne pas se lancer à Indian Wells et à déclarer forfait au deuxième tour à Phoenix la semaine dernière. « C’est le genre de pathologie où tu ne sais jamais quand tu ne vas vraiment plus avoir de douleurs et vraiment pouvoir reprendre, poursuit Cazaux. Je ne peux pas forcément m’entraîner à fond tout le temps, surtout au service. On avance au jour le jour en fonction de mes ressentis. » Une adaptation permanente pour Cazaux et pour son staff, comme l’explique son entraîneur Sam Sumyk. « C’est comme ça, ça fait partie du job, concédait le coach vendredi. Ça fait partie de l’aventure. On apprend à gérer. L’objectif, c’est d’être en bonne santé. Avant de parler de surface, de tournois ou quoi que ce soit, c’est d’être en bonne santé. Et ensuite il y a la compétition. Parce qu’on peut faire tout ce qu’on veut en entraînement, c’est en enchaînant les tournois qu’il va recréer le rythme. Il faut qu’il y ait un rythme. Mais pour ça il faut qu’il soit en bonne santé et c’est le plus important. » Alors que la saison sur terre battue se profile désormais, le 73e joueur mondial est pour le moment inscrit à l’ATP 250 de Marrakech début avril. Mais avec les difficultés rencontrées à Miami, les plans pourraient évoluer. « Pour la suite, je ne sais pas trop, concluait-il samedi soir. On va se poser avec mon équipe. On va essayer de voir comment on peut arranger ça. »

Source de l’article : L'Équipe

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