Armement : Le Maroc envisage le chasseur JF

Le Pakistan a engagé une série de discussions avec une dizaine d’États dans le cadre de l’exportation de ses équipements militaires. Au cœur de ces consultations figure le JF-17 Thunder, avion de combat développé conjointement avec la Chine. Selon plusieurs sources, dont l’agence Reuters, le Maroc ferait partie des pays avec lesquels les échanges auraient atteint un niveau qualifié d’ « avancé » .

D’après le ministre pakistanais de la Production de défense, Raza Hayat Harraj, l’intérêt manifesté par les pays partenaires ne concerne pas uniquement le JF-17. Islamabad met également en avant une gamme plus large de matériels, incluant des avions d’entraînement, des drones ainsi que différents systèmes de munitions. Une approche globale destinée à renforcer l’attractivité de son industrie de défense sur le marché international.

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Le poids de l’expérience opérationnelle

L’argumentaire pakistanais s’appuie aussi sur l’expérience opérationnelle récente du JF-17. Son engagement lors d’un affrontement aérien entre le Pakistan et l’Inde en 2025 aurait contribué à accroître sa crédibilité et son attractivité auprès de potentiels acheteurs. Dans le secteur de l’armement, ce type de retour d’expérience constitue souvent un levier commercial déterminant.

Positionné comme un chasseur léger multirôle, le JF-17 Thunder se distingue par son coût relativement compétitif. Estimé entre 30 et 40 millions de dollars l’unité, il apparaît comme une alternative plus abordable aux appareils occidentaux de même catégorie. Cette compétitivité tarifaire s’accompagne toutefois de compromis, notamment en matière de sophistication des capteurs et des systèmes embarqués.

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Une option à l’étude pour le Maroc

Pour le Maroc, l’intérêt porté au JF-17 s’inscrirait dans une logique de diversification des fournisseurs d’armement, à l’heure où les tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement incitent de nombreux pays à élargir leurs partenariats.

L’éventuelle acquisition d’un avion d’origine pakistanaise poserait néanmoins plusieurs défis. Les Forces armées royales opèrent majoritairement des appareils de conception occidentale, en particulier des F-16 américains. L’introduction du JF-17 impliquerait donc des ajustements en matière d’interopérabilité, de maintenance et de logistique, ainsi que la mise en place de programmes de formation spécifiques pour les pilotes et les équipes techniques.

Source de l’article : Lebrief