Agriculture de conservation : Un projet pilote initié à Rabat-Salé-Kénitra

Agriculture de conservation : Un projet pilote initié à Rabat-Salé-Kénitra

Le Maroc adopte l’agriculture de conservation comme choix stratégique pour relever les défis du changement climatique.

Transformation : Le Maroc avait lancé, avec l’appui de la Banque mondiale, le Programme de transformation des systèmes agroalimentaires Filaha (2025-2029) afin de rendre l’agriculture plus durable, résiliente face au changement climatique et plus compétitive. Doté de plus de 250 millions de dollars, ce programme comprend un prêt axé sur les résultats, une assistance technique de la FAO et un don du « Livable Planet Fund » . C’est dans ce sens qu’ un appel à manifestation d’intérêt a été lancé pour promouvoir l’adoption de l’agriculture de conservation dans la région de Rabat-Salé-Kénitra à travers un projet pilote combinant incitations aux agriculteurs, développement de l’agrégation et renforcement des services agricoles. La Direction régionale de l’agriculture entend, dans le même sens, recruter une assistance technique pour assurer la gestion et le suivi-évaluation du projet.

Le Maroc s’engage dans une nouvelle étape de transformation de son agriculture. À travers le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, et avec l’appui de la Banque mondiale, le Royaume a initié le Programme de transformation des systèmes agroalimentaires – Filaha pour la période 2025-2029. Selon le ministère, ce programme vise à accompagner l’agriculture marocaine vers « une transition plus durable, une meilleure résilience face aux changements climatiques et une compétitivité renforcée des systèmes de production » . Dans ce cadre, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) vient d’être lancé afin d’encourager l’adoption des pratiques de l’agriculture de conservation par les agriculteurs de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Dans ce sens, le Programme Filaha s’articule autour de trois composantes principales. La première consiste en un prêt axé sur les résultats d’un montant d’environ 248 millions de dollars. La deuxième porte sur un appui technique assuré par la FAO, estimé à 2 millions de dollars. La troisième composante repose sur un don de 5 millions de dollars, mobilisé via le « Livable Planet Fund » .

L’appel à manifestation d’intérêt s’inscrit précisément dans ce troisième volet, considéré comme un levier clé pour accélérer la transition vers l’agriculture de conservation. Il prévoit la mise en œuvre d’un projet pilote destiné aux agriculteurs de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Ce projet repose sur plusieurs axes. Il prévoit notamment la mise en place d’un système d’e-vouchers, permettant d’accorder aux agriculteurs des incitations en nature conditionnées à l’adoption de pratiques de conservation des sols. Il vise également à promouvoir un modèle d’agrégation agricole afin d’améliorer l’accès aux marchés et de faciliter le financement des exploitations engagées dans cette transition. Il ambitionne aussi de renforcer l’écosystème des prestataires de services agricoles, en particulier les jeunes entrepreneurs, afin de pérenniser l’offre de mécanisation et de conseil. C’est dans cette perspective que la direction régionale de l’agriculture de Rabat-Salé-Kénitra prévoit de recruter une assistance technique chargée d’assurer la gestion globale du projet ainsi que son suivi-évaluation dans le cadre du programme d’adoption des pratiques de l’agriculture de conservation (PAAC). A noter que l’agriculture de conservation protège les sols, optimise l’eau et renforce la durabilité des systèmes agricoles. Le Maroc adopte l’agriculture de conservation comme choix stratégique pour relever les défis du changement climatique, en préservant les sols, en rationalisant l’usage de l’eau et en mettant en place des pratiques agricoles durables. Cette approche allie productivité et protection des ressources naturelles.

La région Rabat-Salé-Kénitra dispose d’une superficie agricole utile (SAU) qui s’élève à 942 980 hectares, ce qui témoigne de l’importance du potentiel agricole de ce territoire et permet le développement de différentes productions végétales et animales. Au sein de cette surface, 208 000 hectares sont irrigables, ce qui représente un atout majeur pour améliorer la productivité agricole. Ainsi, la combinaison d’une SAU importante et d’une surface irrigable significative offre des perspectives favorables pour le développement agricole, l’optimisation des rendements et le renforcement de la sécurité alimentaire.

Source de l’article : Aujourd'hui le Maroc

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