Agdz Est : un potentiel cuprifère encore largement ouvert
Les résultats d’exploration récemment publiés sur le permis Agdz Est confirment la présence de structures minéralisées en cuivre et en argent dans le massif de l’Anti-Atlas. Encore très partiellement exploré, le projet entre désormais dans une phase de travaux destinée à affiner les cibles les plus prometteuses, dans une logique de montée en puissance progressive de l’exploration.
La société britannique Aterian plc, cotée sur l’AIM de Londres, a communiqué ces résultats à l’issue d’une campagne de prélèvements de surface menée sur le permis Agdz Est, un actif détenu à 100 % au Maroc. Les données recueillies mettent en évidence un système minéralisé cohérent, contrôlé par la structure, au sein d’un ensemble couvrant 50,4 km², suggérant une organisation géologique favorable à la continuité des minéralisations.
Les travaux menés à ce stade n’ont concerné qu’environ 10 % du périmètre du permis, d’une superficie de 15,9 km², laissant entrevoir un potentiel d’exploration encore largement ouvert. Quatre structures subparallèles ont été cartographiées, avec des longueurs atteignant jusqu’à 0,9 km et des largeurs apparentes pouvant aller jusqu’à 7 mètres, et demeurant ouvertes selon leur direction, ce qui justifie la poursuite d’investigations ciblées.
Les échantillons de surface prélevés ont livré des teneurs notables, incluant jusqu’à 2,97 % de cuivre et 51 g/t d’argent, sans préjuger à ce stade d’un potentiel économique. Au total, 34 échantillons rocheux ont été analysés par un laboratoire indépendant à Marrakech selon des protocoles ICP-AES, complétés pour certains par des essais au feu, conformément aux standards en vigueur.
Le projet est situé à environ 35 km à l’est de Ouarzazate, dans le massif de l’Anti-Atlas, au sein d’un district minier reconnu, à proximité des mines de Bouskour et d’Imiter exploitées par Managem. Ce contexte régional confère au permis un cadre géologique éprouvé, tout en appelant à une progression méthodique de l’exploration.
La prochaine phase de travaux doit combiner un levé magnétique au sol, des tranchées ciblées sur les structures les plus prometteuses et la poursuite de la cartographie détaillée, afin d’améliorer la compréhension du système minéralisé et de hiérarchiser les cibles avant toute décision relative à des forages exploratoires.
Il est à noter que le projet Agdz Est s’inscrit dans un portefeuille plus large de permis développés au Maroc, où des résultats positifs avaient déjà été annoncés sur le projet cuivre sédimentaire de Tata, également situé dans l’Anti-Atlas. Les travaux y avaient permis d’étendre la longueur du filon minéralisé à 32 km, avec 37 % des échantillons analysés présentant des teneurs supérieures à 0,2 % de cuivre, et des épaisseurs apparentes atteignant 8,5 mètres. Ces avancées, complétées par des projets en cours à Azrar et Jebilet Est, traduisent une stratégie d’exploration progressive fondée sur la cartographie, l’échantillonnage et le recours systématique aux outils géophysiques, avant toute décision relative à des forages à plus grande échelle.
Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc



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