Agadir ouvre sa session de février sous le signe des équilibres financiers
Le budget 2026 prévoit 791 MDH de recettes (+10 %) et 541 MDH de dépenses (+11 %)
Conseil communal : Le conseil communal d’Agadir a ouvert jeudi sa session ordinaire de février avec un ordre du jour dense, dominé par un point central : la programmation de l’excédent budgétaire 2025. Une séquence stratégique pour une collectivité qui affiche, depuis trois ans, une trajectoire financière ascendante et des équilibres consolidés.
Les chiffres traduisent cette montée en puissance. Les recettes communales sont passées de 514 millions de dirhams en 2022 à 827 millions de dirhams en 2024. Le budget 2026, adopté en octobre dernier, prévoit 791 MDH de recettes (+10%) et 541 MDH de dépenses (+11%), avec un solde prévisionnel de 250 MDH. L’excédent global 2024 s’est établi à 450 MDH. Autre singularité : Agadir figure parmi les rares grandes villes où le budget d’investissement dépasse celui du fonctionnement. Un choix assumé, soutenu par un taux élevé de recouvrement fiscal, puisque 90 % des recettes proviennent de taxes locales effectivement collectées.
Parmi les autres points inscrits à l’ordre du jour de cette session de février figure la mise à jour du sommier de consistance, document juridique recensant l’ensemble du patrimoine immobilier communal. Cet outil permet de sécuriser, valoriser et gérer rationnellement les biens publics, dans le cadre des compétences de proximité de la commune.
La session examinera également lors des séances programmées de cette session l’augmentation du capital de la SDL Grand Agadir pour la mobilité et les déplacements urbains (GAMDU), dans un contexte de transformation accélérée du système de transport local. Des conventions avec Al Omrane Souss-Massa et Agadir Souss-Massa Aménagement seront soumises au vote pour la gestion déléguée de plusieurs projets d’aménagement structurants sur le territoire communal.
Les élus aborderont aussi la situation de plusieurs quartiers en mutation, notamment Adrar, Tilila, Tikiouine et Taddart à Anza Ouliya, qui nécessitent des ajustements en matière d’équipements et d’infrastructures de proximité. Le cahier des charges relatif à la gestion déléguée de la Vallée des Oiseaux sera également examiné.
Source de l’article : Aujourd'hui le Maroc



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