À Toulouse, le mythique Bijou double sa jauge et s’offre 177 places debout pour trouver un meilleur modèle économique
Au 123 avenue de Muret, on trouve un bar de quartier à l’ambiance rock, un restaurant animé et, au fond, une salle de spectacle bien connue pour sa programmation francophone. Le Bijou vit au rythme de plus de 180 dates par an, du mardi au samedi, de septembre à juin. « Il y a toujours un truc au Bijou » , sourit Kévin Goret, le PDG.
Indépendant et organisé en SCIC, le Bijou rassemble aujourd’hui plus de 400 sociétaires. « C’est un lieu de rencontre générateur de souvenirs depuis 1989 » , résume le directeur. Une identité forgée dans l’indépendance et la proximité, où artistes et public partagent souvent un concert, puis un verre au comptoir.
Longtemps, pourtant, un frein a persisté. Limitée à 90 places assises, la salle peinait à trouver un équilibre économique. « À cette jauge, soit la production, soit nous, ne sommes pas rentables. Sans subventions, on ne peut pas payer correctement les artistes » , explique Kévin.
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Le Bijou change de rythme
Au-delà de l’enjeu financier, cette nouvelle jauge permet des perspectives artistiques ouvertes à la prise de risque. « Il y avait un creux à Toulouse entre les bars et les grandes salles. On vient occuper cet espace » , analyse l’équipe. Un format intermédiaire, propice aux artistes émergents et aux esthétiques plus actuelles, qui s’ajoute aux traditionnels rendez-vous assis.
Le Bijou élargit ainsi sa palette. Rock, métal, DJ, rap… L’objectif : « Réancrer le lieu dans son époque » , sans renier son histoire. Le 2 avril, l’artiste SIN viendra notamment y faire sa release party, dans une ambiance festive. Il est prévu que l’artiste fasse même des crêpes à l’entrée.
Pour marquer cette nouvelle étape, le lieu organise une soirée de crémaillère le 28 mars, à partir de 18 heures. Au programme : une scène ouverte, une « cérémonie des chaises pliées » et un discours décalé, avant que la soirée ne se transforme en jam, puis en fête. « L’idée, c’est que ça devienne un moment collectif, vivant » . Une façon, fidèle à l’esprit du lieu, de célébrer ce tournant entouré de celles et ceux qui le font vivre.
Source de l’article : ladepeche.fr



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