A Princeton, Seghrouchni défend le modèle marocain du digital et de l’intelligence artificielle
La ministre déléguée chargée de la Transition numérique, Amal El Fallah Seghrouchni, a exposé à Université de Princeton, aux États-Unis, la stratégie du Maroc visant à faire du digital et de l’intelligence artificielle un pilier de la souveraineté et du développement.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la 4e édition des « Africa Impact Lectures » , une plateforme d’échange réunissant des responsables africains et le monde académique américain.
L’IA, levier stratégique pour l’Afrique
Lors de son intervention, la ministre a souligné que l’intelligence artificielle représente un levier majeur pour le développement durable et l’amélioration des services publics sur le continent africain.
Elle a toutefois mis en garde contre les risques d’une dépendance technologique, dans un contexte de forte concentration mondiale des ressources clés comme les données, les talents ou encore les infrastructures numériques.
Sans stratégie claire, l’Afrique pourrait rester un simple fournisseur de données plutôt qu’un acteur de l’innovation, a-t-elle averti.
Transformer le potentiel en capacités concrètes
Pour relever ce défi, Amal El Fallah Seghrouchni a insisté sur la nécessité de bâtir des infrastructures solides, de développer les compétences et de mettre en place une gouvernance adaptée.
Elle a également plaidé pour des coalitions élargies, notamment sud-sud, afin de réduire la dépendance technologique et de renforcer la création de valeur locale.
Des initiatives marocaines à vocation continentale
Le Maroc a déjà engagé plusieurs initiatives en ce sens, notamment le lancement du « Morocco Digital for Sustainable Development Hub » en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement, ainsi que l’organisation d’un forum de haut niveau à Rabat dédié à l’IA en Afrique, en collaboration avec l’UNESCO.
Portée par le programme « AI Made in Morocco » , cette stratégie vise à construire un écosystème complet et exportable, intégrant infrastructures, talents, innovation et régulation.
Un rôle de locomotive pour le continent
En présence de l’ambassadeur Omar Hilale, la ministre a échangé avec des chercheurs et doctorants sur les enjeux de la transformation digitale en Afrique.
Ces discussions ont mis en lumière les ambitions du Maroc de se positionner comme un acteur moteur du développement numérique africain, en misant sur une intelligence artificielle souveraine et inclusive.
Source de l’article : H24info



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