À Casablanca, le Festival Foot & Drums fait vibrer les rythmes du monde

Le Studio des Arts Vivants de Casablanca se prépare à devenir l’épicentre d’une célébration artistique inédite du 23 au 25 janvier 2026.

Le Festival Foot & Drums, véritable ode aux danses et aux musiques rythmées par les pieds, propose une programmation qui dépasse le simple cadre de la performance scénique pour s’ancrer dans la transmission et le dialogue interculturel.

Cet événement singulier met en lumière la manière dont le mouvement du pied s’érige en vecteur de mémoire, d’identité et de création contemporaine à travers les cultures du monde.

Le point d’orgue intellectuel de cette manifestation se tiendra le samedi 24 janvier avec une journée d’étude internationale. Placée sous la modération de Zohra Makach, professeure-chercheuse renommée et directrice artistique du FITUA, cette rencontre académique réunira des experts de divers horizons pour explorer le symbolisme du rythme.

Lire aussi. Musique: Mocci signe son grand retour avec « Tes7arni » La première séance sera marquée par l’intervention de Géraldine Nalini Margnac, qui analysera les enjeux esthétiques des rythmes de pieds dans la mise en scène de la beauté, s’appuyant sur son expertise du Bharata-Natyam indien. Elle sera suivie par Pedro Ordóñez Eslava, dont les recherches porteront sur le pied dans le flamenco contemporain, perçu comme un véritable outil de combat et de pensée critique.

La réflexion se poursuivra lors d’une seconde session consacrée aux enjeux de l’identité et de la modernité. L’anthropologue Lahoucine Bouyaakoubi abordera le défi de la transmission de l’Ahwach, un art communautaire amazigh où le chant et la danse s’unissent pour préserver une culture vivante. Pour clore ces échanges, Mario de la Torre-Espinosa proposera une analyse transversale sur la résonance des pieds du flamenco au sein de la danse contemporaine, citant des figures marquantes telles que Luz Arcas ou Marcos Morau. Cette journée d’étude incarne parfaitement l’ADN du festival, qui refuse de dissocier le spectacle vivant de la réflexion académique et de la valorisation du patrimoine immatériel.

Source de l’article : H24info