dieu en Afrique, quasiment méconnu chez lui en Belgique
La suite est plus rocambolesque et Saintfiet se retrouve, malgré lui, au cœur d’un drôle de scandale. En 2010, il s’engage avec le Zimbabwe pour quatre ans. Seul problème, l’état lui refuse son permis de travail et il doit donc quitter le pays… après un match.
Pas de quoi altérer son amour pour l’Afrique puisque le coach belge enchaînera avec des passages par l’Ethiopie, le Nigéria, le Malawi et le Togo. Ajoutez à cela des périples au Bangladesh, à Trinité et Tobago et à Malte et vous obtenez un sacré tour du monde, passé quasiment intégralement à la tête de sélections nationales. « Un coup d’œil rapide à mon CV pourrait donner l’impression que je papillonne sans véritable plan. Mais chaque décision que j’ai prise, chaque club que j’ai entraîné, a été une étape importante vers mon objectif ultime : devenir entraîneur en première division belge » confiait-il, il y a quelques années, sans doute conscient que ce drôle de parcours interloque.
De première division belge, il ne sera jamais question, au grand dam d’un homme trop souvent oublié par son propre pays. Tom Saintfiet ne se laisse pas démonter, si bien qu’en 2018, il prend les rennes d’une énième sélection africaine, la Gambie.
Chez les Scorpions gambiens, aussi, il devient une véritable icône. En 2021, il qualifie en effet le pays pour la toute première CAN de son histoire. Cerise sur le gâteau, la Gambie s’ouvre les portes des quarts dès son baptême du feu. Saintfiet est donc fêté comme un héros, comme le premier homme parvenu à sublimer ce petit poucet du football africain.
Deux ans plus tard, il est finalement licencié par la Fédération, après l’élimination en phase de poules de la CAN 2023. Pas de quoi écorner sa réputation, Saintfiet reprend son balluchon et signe avec les Philippines puis le Mali, en 2024.
Un pays qu’il qualifie immédiatement pour la CAN. Loin d’être favoris, les Maliens réalisent des qualifications assez exceptionnelles sous la houlette du Belge : 4 victoires, 2 partages, 0 défaite et une première place qualificative. Cerise sur le gâteau, les Eagles n’encaissent qu’un seul but et bouclent donc la campagne avec la meilleure défense du continent.
De quoi nourrir quelques ambitions pour cette CAN plus ouverte que jamais. Parce que si le Sénégal ou le Maroc font logiquement figure de favoris, derrière, les prétendants se bousculent au portillon. Parmi eux, ces Maliens qu’il ne faudra surtout pas sous-estimer. Parce que Saintviet est en mission. Bien déterminé à se faire un nom… chez lui, en Belgique, après être devenu une icône locale en Afrique.
Source de l’article : RTBF



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