l’ANSES appelle à la prudence

L’Agence nationale de sécurité sanitaire française (ANSES) a rendu public, mercredi, une mise à jour majeure de son expertise sur les effets des radiofréquences, celles émises notamment par les téléphones mobiles, les réseaux Wi-Fi ou encore les infrastructures 4G et 5G. Comme le rapporte SNRT News, l’organisme conclut, après avoir passé en revue près d’un millier de travaux scientifiques récents, qu’aucun lien de cause à effet n’a pu être démontré entre l’exposition aux ondes et l’apparition de cancers… du moins à ce stade.

Pas de preuve formelle d’un risque cancérogène

L’ANSES explique avoir retenu environ 250 études jugées méthodologiquement solides, parmi lesquelles des recherches épidémiologiques d’ampleur, comme le projet européen Mobikids, ou encore des travaux du National Toxicology Program aux États-Unis.

Selon l’agence, « les études épidémiologiques n’apportent pas d’éléments probants sur l’apparition de cancers chez l’humain » , en particulier pour les gliomes, méningiomes ou tumeurs du nerf auditif.

Dans son analyse relayée par SNRT News, l’ANSES souligne que cette conclusion repose sur les connaissances disponibles jusqu’en mai 2025 et qu’elle pourrait évoluer au gré de nouvelles recherches.

Des signaux biologiques observés, mais sans lien clinique établi

Certaines expérimentations chez l’animal ou au niveau cellulaire ont mis en évidence des modifications biologiques, altérations de l’ADN, stress oxydatif, perturbations cellulaires. Toutefois, ces effets restent limités, parfois réversibles, et ne permettent pas d’établir un sur-risque de cancer chez l’homme.

L’agence rappelle que le contexte technologique a profondément évolué depuis ses précédents avis. Aujourd’hui, 98% des Français de plus de 12 ans possèdent un téléphone mobile, dont 91% un smartphone. Les usages aussi se transforment : les appels directs sont progressivement remplacés par le haut-parleur ou les oreillettes, réduisant l’exposition de la tête.

Source de l’article : Lebrief