le Maroc, géant financier du continent
À la veille du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, qui débute ce dimanche au Maroc, un chiffre retient particulièrement l’attention : les Lions de l’Atlas arrivent en tête des sélections africaines les plus chères engagées dans le tournoi.
Selon les données du site spécialisé Transfermarkt, la valeur marchande de la sélection marocaine atteint 436,6 millions d’euros, un record continental qui place le pays hôte au sommet du classement financier des équipes engagées. Un statut qui renforce son image de favori naturel pour le sacre, devant son public.
Derrière le Maroc, le Sénégal, champion d’Afrique 2021, occupe la deuxième place avec une valeur estimée à 418,4 millions d’euros, soit un écart d’environ 18 millions d’euros. Le podium est complété par la Côte d’Ivoire, tenante du titre, dont l’effectif est évalué à 342 millions d’euros.
Le top 5 est ensuite dominé par le Nigeria (285 millions d’euros) et le Cameroun (254 millions d’euros), confirmant le poids économique des grandes nations historiques du football africain.
Sur le plan arabe, le Maroc distance largement ses concurrents. L’Algérie se classe sixième avec 224,8 millions d’euros, tandis que l’Égypte figure au neuvième rang avec 136,4 millions d’euros. Plus loin, la Tunisie apparaît en 13ᵉ position avec une valeur de 71 millions d’euros. Les Comores et le Soudan ferment la marche des sélections arabes, avec respectivement 20,1 millions et 2,2 millions d’euros.
Cette hiérarchie financière se reflète également au niveau individuel. Chaque sélection arabe engagée compte une star dont la valeur symbolise son potentiel :
Achraf Hakimi (Maroc) : 80 millions d’euros
Ryan Aït-Nouri (Algérie) : 40 millions d’euros
Omar Marmoush (Égypte) : 65 millions d’euros
Hannibal Mejbri (Tunisie) : 14 millions d’euros
Saïdou Youssouf (Comores) : 6 millions d’euros
Aboubakar Issa (Soudan) : 250 000 euros
Les données de Transfermarkt révèlent également un écart important entre les puissances du football africain et plusieurs nations émergentes. Sept équipes engagées ne figurent pas parmi les 24 sélections les plus chères du continent, à savoir la Guinée équatoriale, le Bénin, le Zimbabwe, l’Ouganda, la Tanzanie, le Soudan et le Botswana, ce dernier affichant la valeur la plus faible du tournoi avec 1,95 million d’euros.
Si la valeur marchande ne garantit pas le succès sur le terrain, elle reste un indicateur fort du réservoir de talents, de l’expérience internationale et de la compétitivité des effectifs. À domicile, avec l’équipe la plus chère d’Afrique et un public acquis à sa cause, le Maroc aborde la CAN 2025 avec un statut clair : celui de favori sous pression, appelé à transformer sa puissance financière en performance sportive.
Source de l’article : Industries Du Maroc



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