» Il n’y a qu’une communauté française, et non des Français de souche et des Français d’origine » : 24 Sud-Girondins ont été naturalisés à Langon
« C’est pour vous l’aboutissement personnel d’une démarche courageuse, a salué le sous-préfet, Serge Delrieu. La nation française doit être fière d’accueillir de nouveaux citoyens. » Ces 24 nouveaux Français ont regardé un court film survolant l’histoire de France avant un rappel de leurs droits et leur devoir. Ils ont ensuite chanté leur première « Marseillaise » en tant que citoyens français.
Face à une assemblée composée de personnes originaires de 14 pays différents, le sous-préfet a loué cette diversité, se permettant une petite saillie contre une musique de fond qui résonne régulièrement dans le pays : « Il n’y a qu’une communauté française, et non des Français de souche et des Français d’origine. Il ne s’agit pas de renoncer à votre histoire. Vous apportez votre diversité culturelle comme une richesse, à la condition de ne pas vous replier sur vos origines. »
« Bien sûr que je vais voter »
À quelques mois des élections municipales, Serge Delrieu en a aussi profité pour leur rappeler l’importance d’exercer leur droit de vote. « Bien sûr que je vais voter, je ne vais pas attendre », a réagi après la cérémonie Virginie Gutierrez, désormais Sénégalaise et Française. À 41 ans, Mohammed Darhri, est aussi heureux de pouvoir voter « comme tous les citoyens français ».
Ayant désormais la même nationalité que sa femme et sa fille, celui qui est arrivé du Maroc à 16 ans espère que les démarches administratives seront plus faciles. Mais dans le fond, « ça ne va rien me changer puisque je me sentais déjà Français », assure le surveillant de nuit dans le centre d’accueil pour mineurs non accompagnés de Saint-Macaire.
La paperasse, ça a aussi été le moteur de Lorraine Carrigan Pedersen, Britannique originaire de Glasgow installée depuis trente ans en France pour travailler dans le monde du vin. « Le Brexit m’a obligée à prendre une décision », raconte-t-elle, expliquant qu’elle « avait besoin de [s]’ancrer ». Après cinq ans d’un « dossier assez laborieux », la voilà fière d’être française.
Source de l’article : Sud Ouest



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