Semaine du dessin : expositions dans les galeries parisiennes

Semaine du dessin : expositions dans les galeries parisiennes

27/3/26 – Marché de l’art – Paris – Il faut parfois combattre les « idées de tous les jours » , sortir de sa rue et de son univers. Et Delacroix d’insister : [1]. « Combien il est nécessaire de se secouer de temps en temps, de mettre la tête dehors, de chercher à lire dans la création, qui n’a rien de commun avec nos villes et les ouvrages des hommes. » Qu’a-t-il lu, qu’a-t-il vu, une fois le nez dehors ? Des fauves. Des jaguars, des tigres, des panthères, des lions. Il les découvrit lors de son voyage au Maroc en 1832, mais aussi, pas si loin de la ville, pas si loin de sa rue, au Jardin des Plantes. Il les observa inlassablement, allant même jusqu’à demander à Isidore Geoffroy Saint-Hilaire l’autorisation d’assister à leur repas. Quant au sculpteur Antoine-Louis Barye, il entraîna son ami avec lui pour observer la dissection de deux lions morts. Il est bien vivant, le roi des animaux dans la Galerie d’Alexis Bordes où il joue avec un serpent (ill. 1), capturé sur la toile par Eugène Delacroix. Le tableau témoigne du talent de l’artiste à saisir « ce frémissement de vie » cette « férocité incroyable » qui plurent tant à Théophile Gautier : « Ah ! ce ne sont pas des lions classiques coiffés d’une perruque à la Louis XIV et tenant une boule sous la patte que les lions de Delacroix ! Ils froncent leurs masques terribles, hérissent leurs fauves crinières, allongent leurs ongles tranchants, et semblent provoquer la zagaie barbelée du Cafre ou la balle conique de Jules Gérard. » .

1. Eugène Delacroix (1798-1863)

Le Lion au serpent, ves 1822-1836

Huile sur toile – 24,5 x 32,3 cm

Galerie Alexis Bordes

Photo : Galerie Alexis Bordes

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Alexis Bordes, qui propose un florilège de peintures et de dessins, a invité deux autres marchands à exposer dans sa galerie, rue de la Paix : Ulrike Christina Goetz présente des sculptures et des objets d’art, parmi lesquels un buste d’Henri IV en bronze réalisé vers 1856 par Charles Auguste…

Source de l’article : La Tribune de l'Art

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