Oujda, 468ᵉ Ville Internationale de la Paix : quand une ville frontalière devient un symbole mondial
La ville d’Oujda vient d’intégrer un cercle select de communautés mondiales engagées pour la paix. L’organisation internationale International Cities of Peace lui a officiellement accordé le statut de 468ᵉ Ville Internationale de la Paix, reconnaissant ainsi le dynamisme de sa société civile et le rôle croissant de sa jeunesse dans la promotion du dialogue interculturel et des droits humains. Carrefour historique entre l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée, Oujda dépasse désormais sa position géographique de ville frontalière pour s’affirmer comme un acteur de la diplomatie citoyenne à l’échelle planétaire.
Une jeunesse engagée, moteur de la reconnaissance
Au cœur de cette distinction se trouve le travail de terrain mené depuis 2005 par l’organisation Youth for Peace & Dialogue Between Cultures, présidée par Zakaria El Hamel, militant marocain des droits humains. À travers des programmes déployés dans les écoles et les quartiers, l’organisation œuvre à renforcer la tolérance, la solidarité et la participation citoyenne des jeunes. C’est cette dynamique locale, patiente et ancrée dans le quotidien des habitants, qui a convaincu les évaluateurs internationaux. El Hamel résume la philosophie de l’initiative : la paix se construit dans les rues et les écoles, pas seulement dans les salles de conférence.
Un label qui ouvre des portes au-delà des frontières
Dans un monde marqué par des tensions géopolitiques persistantes, la reconnaissance d’Oujda illustre la force des initiatives de base pour bâtir une paix durable. Concrètement, ce label devrait ouvrir la voie à de nouveaux partenariats internationaux, à des projets éducatifs transfrontaliers et à des échanges de diplomatie citoyenne. La ville marocaine rejoint ainsi un réseau mondial de communautés qui prouvent, chaque jour, qu’un changement global peut naître d’une mobilisation locale.
Source de l’article : Lebrief



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