Sorti du Maroc, intercepté en mer du Nord : Le bras de fer juridique autour du pétrolier Ethera (flotte fantôme )

Sorti du Maroc, intercepté en mer du Nord : Le bras de fer juridique autour du pétrolier Ethera (flotte fantôme )

L’Ethera, un pétrolier de 180 mètres de long, a été intercepté par les forces spéciales belges dans la nuit du 28 février au 1er mars. Le navire naviguait à vide vers Saint-Pétersbourg après avoir quitté les côtes du Maroc. Il est soupçonné par les autorités européennes d’appartenir à la « flotte fantôme » utilisée par la Russie pour exporter son pétrole.

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baptisée « Blue IntruderBlue Intruder » , a mobilisé 93 militaires, quatre hélicoptères et des drones de surveillance. Selon HLN, l’inspection menée dans le port de Zeebruges a révélé 45 infractions, incluant l’usage d’un pavillon de complaisance guinéen et de faux certificats destinés à contourner les sanctions économiques frappant le Kremlin.

En réponse, l’État belge a fixé une caution record de 10,02 millions d’euros pour permettre au bâtiment de reprendre la mer. L’armateur a toutefois répliqué en engageant une action en justice contre Bruxelles, dénonçant une perquisition « totalement illégale » et exigeant la libération immédiate de son bien sans paiement de la caution.

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À bord, les 21 membres d’équipage vivent une situation de plus en plus précaire. Le groupe, composé d’un capitaine russe et de marins indiens, géorgiens et indonésiens, est interdit de débarquer sur le sol belge. Bloqués sur le pétrolier depuis deux semaines, les hommes dépendent entièrement des livraisons de nourriture fournies par les autorités locales.

Source de l’article : Bladi.net

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