‘Allô la Place’ : premier roman poétique de Nassera Tamer, en quête de sa langue d’origine, le darija

‘Allô la Place’ : premier roman poétique de Nassera Tamer, en quête de sa langue d’origine, le darija

Où trouver sa place quand notre propre langue maternelle se délite ? Pour l’héroïne du premier roman de Nassera Tamer, renouer avec la langue de ses parents représente une véritable quête.

Afin de combler le vide créer par l’absence de ses proches restés au Maroc, la narratrice va hanter les taxiphones parisiens, qui permettent d’établir un lien au-delà des frontières.

Le recueillement est important aux yeux de Nassera Tamer, « pour traverser ce que notre expérience du monde dépose en nous » .

Pour elle, il faut prendre le temps de traverser des paroles, des pensées, des habitudes et des apparences qui se sont sédimentées au sein de l’expérience vécue. « Cela requiert du recueillement qui n’est pas tourné vers sa personne. Mais c’est une espèce d’attention très appliquée, très aiguisée, et cela passe par la langue » .

Durant le processus d’écriture, Nassera Tamer a aussi vécu le plaisir du jaillissement. « Il y a parfois des pensées qui poussent et imposent l’écriture. C’est presque pulsionnel et c’est très agréable comme moment » , souligne la romancière, diplômée en droits et en littérature, et qui vit aujourd’hui à Paris.

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Source de l’article : RTBF

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