Jérémy Ferrari et Bobby le chien racontent les coulisses des K d’Or
Humoriste et désormais réalisateur, Jérémy Ferrari nous dévoile aujourd’hui les coulisses et anecdotes de tournage de son film Les K d’Or, une comédie dans laquelle il partage l’affiche avec Éric Judor et Laura Felpin.
Les K d’Or : bande-annonce (Jérémy Ferrari)
Dans ce film, on suit Noé, persuadé d’après sa mère d’être le fils caché de Kadhafi. Devenu chasseur de trésors, il n’a plus qu’une obsession : retrouver l’or de ce « père » fantasmé, dispersé dans le Sahel après sa mort. Pour y parvenir, il s’entoure d’une équipe aussi improbable qu’attachante : Zoulika au tempérament incontrôlable, Ryan, 52 ans, et Bobby… un chien à trois pattes ! Une aventure décalée tournée entre l’Île-de-France et le Maroc, avec de nombreux imprévus !
Plougastel dans le désert
tourné entre l’Île-de-France et le Maroc, le film a réservé quelques surprises à l’équipe. Lors d’un repérage en juin dans le désert, Jérémy Ferrari plaisante en affirmant avoir un « don » pour prédire de la pluie tout l’été. Quelques mois plus tard, en septembre, lorsqu’il revient pour le tournage, la plaisanterie devient réalité : il a tellement plu que des lacs se sont formés dans le sable et que l’herbe a poussé ! « Dans le sable, il y a des graines qui n’attendent qu’à pousser » , explique le réalisateur. Au lieu d’avoir le Sahara dans son cadre il est retrouvé avec « la Normandie, des lacs et des collines… c’était Plougastel dans le désert » . L’équipe a finalement dû déplacer le tournage pour retrouver l’ambiance désertique souhaitée.
Lorsque Jérémy Ferrari présente le pitch de Les K d’Or aux producteurs, tous ont cru a une blague, notamment quand il leur expliqué son projet de faire tourner un chien à 3 pattes. Le réalisateur souhaitait en effet que tous ses personnages principaux « aillent mal, que tous les personnages » aient un truc qui n’aille pas « .
C’est là qu’intervient notre métier de l’ombre : Alexandre Leloup, coordinateur animalier pour le cinéma et véritable » agent d’acteurs canins « . Avec près de 18 ans d’expérience et plus de 800 longs métrages à son actif, il est devenu une référence dès qu’un chien apparaît à l’écran.
Agent d’acteurs canins
Dans l’équipe d’Alexandre Leloup on retrouve, une trentaine de chiens aux profils variés… mais aucun chien handicapé. Bobby a donc été repéré dans un refuge, grâce à un casting mené avec des associations. Jérémy Ferrari cherchait un chien expressif, avec un regard capable de faire sourire, sans susciter trop de peine : l’objectif était justement de faire oublier son handicap.
Pour tourner au cinéma, un chien doit avant tout être sociable et bien dans sa tête nous explique Alexandre leloup. Bobby a d’abord suivi un dressage classique, avant de s’habituer progressivement aux conditions particulières d’un plateau : caméras, techniciens, déplacements, environnement parfois bruyant…
Quant à Alexandre Leloup, son parcours n’est pas classique : après des études de médecine, un job d’été dans un parc proposant des spectacles avec des chiens lui révèle sa vocation. À 20 ans, il comprend qu’il veut travailler avec eux. Un stage plus tard, et l’aventure ne s’est jamais arrêtée.
Hey Bobby
La belle histoire de Bobby dépasse le film. Touchés par son parcours, jeremy Ferrari et Alexandre Leloup ont créee l’association Hey Bobby, destinée à améliorer le quotidien des animaux en situation de handicap. Car les refuges qui les accueillent rencontrent souvent encore plus de difficultés financières que les autres nous rappelle le réalisateur. En sauvant Bobby, et en racontant son histoire, Jérémy Ferrari et son équipe espèrent surtout sensibiliser le public : oui, les chiens handicapés peuvent eux aussi être adoptés… être heureux, rendre heureux des familles et vivre de très belles aventures.
Source de l’article : francebleu.fr



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