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Internats créatifs: Une nouvelle ambition pour le soutien scolaire

Internats créatifs: Une nouvelle ambition pour le soutien scolaire

Longtemps cantonnés à leur fonction d’hébergement pour les élèves issus de zones éloignées, les internats scolaires sont aujourd’hui appelés à assumer un rôle éducatif plus large. Dans la région Fès-Meknès, le programme « Internats créatifs » entend précisément accompagner cette évolution en transformant ces structures en véritables espaces de vie scolaire, combinant soutien pédagogique, activités culturelles et développement personnel.

À Sefrou, l’internat du lycée Moulay Ali Chérif a récemment accueilli une étape de ce programme porté par l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Fès-Meknès dans le cadre de son plan d’action pour l’année scolaire 2025-2026. La rencontre s’est déroulée en présence du directeur de l’Académie, de la directrice provinciale de l’éducation à Sefrou, ainsi que de plusieurs responsables provinciaux et cadres administratifs. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique visant à accélérer la transformation des établissements scolaires à travers des dispositifs régionaux de soutien et d’accompagnement.

La visite de l’internat a permis d’évaluer les conditions d’accueil et les services proposés aux élèves internes. Pour de nombreux élèves originaires de zones rurales, l’internat constitue souvent la condition même de la poursuite des études. L’amélioration du cadre de vie et de l’encadrement pédagogique apparaît ainsi comme un levier déterminant pour renforcer l’attractivité de ces structures et soutenir la réussite scolaire.

Les responsables présents ont également assisté à plusieurs ateliers organisés au sein de l’internat. Ces activités ont combiné séances de soutien scolaire, pratiques culturelles et activités sportives. Les élèves internes ont notamment participé à des sessions de renforcement pédagogique destinées à consolider leurs acquis. D’autres ateliers ont offert des espaces d’expression et de créativité à travers différentes disciplines artistiques et des activités physiques.

La rencontre a par ailleurs été marquée par des prestations artistiques présentées par les élèves. Théâtre, poésie et animations culturelles ont permis de révéler des talents rarement visibles dans le cadre strict des cours. Ces séquences illustrent l’objectif de faire de l’internat un lieu d’expression et de valorisation des capacités individuelles.

Le programme « Internats créatifs » repose sur une approche éducative globale. Il encourage l’animation régulière de clubs scolaires dédiés au théâtre, à la poésie ou aux arts plastiques. Il prévoit également l’organisation de séances de soutien pédagogique afin d’améliorer les résultats scolaires et d’encourager l’excellence. Des dispositifs d’accompagnement éducatif et psychologique complètent ce dispositif pour soutenir les élèves dans leur parcours personnel et scolaire.

Dans cette nouvelle configuration, l’internat se transforme progressivement en un environnement éducatif structuré où la journée scolaire se prolonge par des activités encadrées. Les cours du soir permettent de consolider les apprentissages, tandis que les activités culturelles et sportives contribuent à l’équilibre et à l’épanouissement des internes.

Cette orientation traduit une évolution plus large des politiques éducatives au niveau régional. L’internat n’est plus seulement un lieu d’hébergement, mais un véritable espace éducatif à part entière. L’enjeu consiste à créer les conditions favorables à la réussite scolaire tout en accompagnant le développement personnel des élèves.

À travers cette initiative, l’AREF Fès-Meknès cherche à redonner aux internats une place centrale dans la dynamique de l’école publique. L’expérience menée à Sefrou illustre cette volonté de transformer ces structures en espaces éducatifs actifs. Si cette dynamique se confirme, les internats pourraient constituer un levier important pour renforcer l’égalité des chances et consolider les parcours scolaires des élèves issus des territoires les plus éloignés.

Source de l’article : L'Economiste

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