Alexia Bertrand : « En Belgique, malgré une Porsche et trois baraques au Maroc ou à Knokke, vous pouvez avoir droit au statut Bim »

Alexia Bertrand : « En Belgique, malgré une Porsche et trois baraques au Maroc ou à Knokke, vous pouvez avoir droit au statut Bim »

Comment Frank Vandenbroucke a-t-il augmenté le nombre de Bim ?

C’était à la fin de la législature précédente. Je m’y étais opposée mais il avait forcé cette décision : les isolés malades depuis trois mois au minimum ou au chômage depuis trois mois au minimum ont automatiquement droit au statut de Bim à l’initiative des mutuelles et sans vérification des revenus mobiliers ou immobiliers ! En Belgique, malgré une Porsche et trois baraques au Maroc ou à Knokke, vous pouvez avoir droit au statut Bim… Depuis cette décision en 2024, il y a 59 000 Bim en plus. Et on trouve ça normal… Cette automaticité dans l’attribution de ce statut me choque.

Les difficultés du gouvernement actuel, ne sont-elles pas une aubaine pour Anders, qui tente de se refonder politiquement face à une N-VA très puissante à droite ?

Comme citoyenne, cela me donne au contraire la boule au ventre… J’ai grandi aux États-Unis et, sur la base de ce que j’ai vu là-bas, j’adore nos soins de santé en Belgique. Mais j’ai l’impression d’être la seule à être responsable dans ce dossier. Les soins de santé deviennent une boule de neige financière prête à exploser. On frôle les 45 milliards de budget ! Vous croyez qu’on pourra garder les mêmes soins de santé dans dix ans à ce rythme ? Il y a une surconsommation énorme, tous les médecins le savent. Ces dernières années, Frank Vandenbroucke n’a promu que la médecine gratuite.

Le fisc réclame 267 millions d’euros d’impôts aux multinationales

Dimanche dernier, suite à l’attaque de l’Iran, Frank Vandenbroucke a affirmé que les États-Unis n’étaient plus nos alliés mais des adversaires… Theo Francken, le ministre de la Défense, reste sur la ligne atlantiste. La majorité se fracture.

Mon constat : ça part dans tous les sens dans ce gouvernement… On l’a vu jeudi lors de la venue de Bart De Wever à la Chambre, après quatre semaines d’absence. Il était en difficulté mais a répondu habilement : il s’est dit en faveur du droit international mais sans avoir de sympathie pour le régime des Mollahs. La réalité, c’est que les États-Unis n’ont même pas informé leurs partenaires européens de leur intervention en Iran. Or, qui subit en premier les conséquences de cette intervention ? Les prix de l’énergie aux USA restent très bas contrairement à ce qui se passe en Europe.

Source de l’article : La Libre.be

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