« Cette comédie, je l’ai travaillée avec acharnement » : « Les K d’Or » , le premier film signé Jérémy Ferrari
Après plus de 20 ans de scène, l’humoriste se lance dans le cinéma et passe directement derrière la caméra pour réaliser « Les K d’Or » , une comédie dans laquelle il partage l’affiche avec Eric Judor et Laura Felpin. Ce film, « c’est le truc le plus extraordinaire que j’ai vécu dans ma vie » , affirme-t-il ce samedi au micro de RMC. « Ce que j’aime dans les comédies, c’est raconter la complexité de l’être humain » , fait savoir Jérémy Ferrari. L’humoriste de 40 ans signe sa première réalisation, « Les K d’Or » ‘, en salles ce mercredi, dans lequel il partage l’affiche avec Laura Felpin et Eric Judor. « C’est l’histoire d’un mec qui est peut-être le fils de Kadhafi et qui va essayer de récupérer une partie de son héritage. Il va être entouré d’une fille fichée S complètement zinzin, Zoulika, et de Ryan, un malvoyant » , résume le comédien ce samedi au micro de RMC. « Le rejet de l’autre m’a toujours énormément révolté » « Sur le papier, les trois sont insauvables, en réalité, plus on avance dans le film, plus on les aime, plus on se rend compte pourquoi, aussi, ils sont devenus un peu fous » , explique Jérémy Ferrari. « L’être humain me passionne, le rejet de l’autre, quelle que soit la raison, m’a toujours énormément mis en colère et m’a toujours énormément révolté. La bêtise me met en colère et en même temps me fait rire et c’est pour ça que j’ai toujours fait ce type d’humour » , poursuit l’intéressé. « C’est absurde de penser que quelqu’un qui va dans les thèmes comme le racisme, l’homophobie, la misogynie etc serait dénu de sentiments » Celui qui a passé au peigne fin les religions, le terrorisme, la guerre et la médecine, dans ses divers spectacles, a voulu cette fois-ci mettre l’accent sur l’humain et un peu moins sur la géopolitique. « Je suis un vrai gentil! » et son utilisation de l’humour noir le prouve, selon lui. « C’est absurde de penser que quelqu’un qui va dans les thèmes comme le racisme, l’homophobie, la misogynie etc serait dénu de sentiments » , développe l’artiste. « Je suis un laborieux » Celui qui s’est fait connaître par le grand public à l’époque d’On n’demande qu’à en rire, émission présentée par Laurent Ruquier entre 2010 et 2012, sur France 2, ne cache pas son anxiété à l’approche de la sortie du film. Celui qui se décrit comme un « laborieux » assure que la réalisation « lui a demandé le même taux d’implication qu’un one-man show » , rappelant au passage qu’une première incursion au cinéma avait finalement été avortée, il y a plusieurs années, en raison de modifications apportées au scénario, écrit par l’acteur.
Ce film, « c’est le truc le plus extraordinaire que j’ai vécu dans ma vie. C’est vraiment incroyable d’intensité, de risque, d’adrénaline, de joie, de peur, de crainte, de travail, de nuit blanche. C’est un projet monstrueux » , dit-il.
On veut bien le croire. Dans tous ses spectacles, l’humoriste se donne à fond pendant plus de 2h, voire 3h pour le dernier. Et propose toujours un classeur de ses notes rangées dans un classeur, à disposition du public à la fin du spectacle. Jérémy Ferrari conscientise une « responsabilité » vis-à-vis de son public. Et ces derniers le lui rendent bien, avec un public toujours plus fidèle au fur et à mesure des années. « Cette comédie, je l’ai travaillée avec acharnement » « Ces gens, ils ont construit un pont entre moi et mon rêve de gosse, à savoir monter sur scène et devenir humoriste, comédien ou acteur. En tout cas, tout ça, c’est grâce à eux et j’ai un devoir envers eux. Donc effectivement, cette comédie, je l’ai travaillée avec acharnement » , fait-il savoir.
Alors l’humoriste imagine un film qui se doit d’être vu au cinéma. Telle est son ambition. Après tout, pourquoi ne pas regarder une comédie à la télévision? « Il faut que je donne un vrai truc aux gens pour qu’ils vivent une expérience cinématographique. » Pour cela, le néo-réalisateur dit avoir travaillé avec soin l’image, le grain, le son et s’être entourés des gens qu’ils voulaient, notamment pour le montage, « celui d’Astérix et Obélix mission Cléopâtre » . Pour la musique, les fans du groupe de hip-pop français Chinese Man seront ravis. « J’ai tenu à avoir des décors que personne n’avait jamais vu au Maroc » Et puis les décors, l’environnement. « On a tourné au Maroc, où beaucoup de films sont tournés. J’ai tenu absolument à avoir des décors que personne n’avait jamais vu là-bas. On est allé presque à la frontière algérienne » , relate Jérémy Ferrari.
L’humoriste attend avec impatience – et non sans une certaine angoisse – comment son film sera reçu en salles. « J’ai trouvé ça tellement extraordinaire et je pense que j’ai plein de belles histoires à raconter au cinéma. J’ai l’impression d’avoir découvert un nouveau jouet » , s’enthouiasme l’acteur, qui, malgré tout, ne veut pas « s’emballer » . « C’est mon premier film, on va voir comment c’est reçu en salle et si les gens ont envie encore de voir ça, alors j’en referai. »
Source de l’article : RMC



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