Boyaux de porc importés: aucune commercialisation au Maroc, assure la filière sous contrôle de l’ONSSA

Boyaux de porc importés: aucune commercialisation au Maroc, assure la filière sous contrôle de l’ONSSA

L’Association nationale des exportateurs de boyaux au Maroc a tenu à clarifier les informations relatives à l’importation de boyaux de porc en provenance de Russie, en affirmant que ces produits sont destinés exclusivement à la transformation industrielle avant d’être intégralement réexportés vers les marchés internationaux.

L’annonce par les services vétérinaires russes de l’exportation d’une cargaison de boyaux de porc depuis la région de Koursk vers le Maroc avait suscité une vive polémique dans l’opinion publique. Face aux interrogations, l’association a apporté plusieurs précisions afin de rassurer sur la destination réelle de ces produits.

Selon l’organisation professionnelle, cette opération s’inscrit dans le cadre du régime d’importation temporaire pour transformation et réexportation. Il s’agit d’une pratique industrielle courante au Maroc depuis plus de vingt ans, consistant à importer une matière première destinée à être traitée dans des unités locales avant d’être entièrement renvoyée vers les marchés étrangers, sans intégration dans la chaîne alimentaire nationale.

Pour dissiper toute confusion concernant la fabrication des saucisses consommées au Maroc, l’association souligne que les boyaux de porc ne correspondent ni par leur forme ni par leur taille aux besoins du marché local. Les préparations nationales utilisent exclusivement des boyaux issus de moutons, de chèvres ou de bovins provenant des abattages locaux.

Le secteur est par ailleurs soumis au contrôle strict de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), présenté comme une véritable « soupape de sécurité » . Un système de traçabilité rigoureux permet de suivre les cargaisons depuis leur arrivée dans les ports marocains jusqu’à leur réexportation, garantissant ainsi l’absence de toute commercialisation sur le marché domestique.

Selon les professionnels, cette activité remonte aux années 1920, avant de se structurer davantage dans les années 1990 avec l’appui des services vétérinaires. Aujourd’hui, environ 25 entreprises marocaines sont agréées pour exporter vers des marchés exigeants tels que l’Union européenne, les États-Unis et le Japon. Ensemble, elles transforment près de 20.000 tonnes de produits chaque année.

Source de l’article : lareleve.ma

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