Des Marocains de l’étranger menacés d’arrestation à leur retour au Maroc
La députée marocaine Fatima Tamni s’inquiète du sort réservé aux Marocains de l’étranger ayant émis des critiques envers le royaume, notamment durant le mouvement « Gen Z 212 » .
Elle est l’une des figures de l’opposition du royaume et fait partie de la gauche démocratique. Les questions liées aux libertés publiques et aux critiques du régime font partie de ses engagements politiques.
Selon le média Bladi.net, elle a « interrogé le ministre de l’Intérieur sur les garanties protégeant les jeunes Marocains résidant à l’étranger contre des arrestations arbitraires à leur retour » .
Selon Fatima Tamni, les Marocains de la diaspora « s’interrogent sur l’existence potentielle de mandats de recherche engagés à leur insu » .
Une situation angoissante qui les empêche de se rendre au Maroc « par crainte que la simple expression d’une opinion en ligne puisse constituer un motif de restriction de liberté » , a déclaré la députée marocaine.
Pour éviter que les Marocains de l’étranger (MRE) soient inquiétés, la députée demande au gouvernement de « clarifier les conditions juridiques encadrant les interpellations aux frontières » et de mettre en place « des mesures concrètes pour rassurer la diaspora » , selon le média marocain.
Le cas Zineb El Kharroubi
Récemment, une militante du mouvement « Gen Z 212 » a été interpellée le 12 février à sa descente d’avion à Marrakech, puis « libérée le lendemain dans l’attente de son procès » , selon Le Monde.
Ce qui est reproché à Zineb El Kharroubi est « d’avoir incité, à travers certaines publications sur les réseaux sociaux, des jeunes à participer à des manifestations non autorisées au Maroc » . Cette Marocaine de l’étranger a relaté sur ses réseaux sociaux les manifestations de la Gen Z 212.
Son avocate, Mᵉ Oumaima Boujaera, a dénoncé un procès « purement politique » , et une « atteinte grave à la liberté d’expression » .
La jeune Marocaine habite à Paris. Elle travaille dans le domaine du cinéma et de la culture. Son procès devait avoir lieu le 23 février. Il est reporté au 9 mars, suite à la demande de la défense. Zineb El Kharroubi risque jusqu’à un an de prison.
Les manifestations du mouvement « Gen Z 212 » avaient secoué plusieurs villes du Maroc, de la fin septembre 2025 au début octobre.
Des Marocains issus de la génération Z (1997-2012) ont manifesté pour un meilleur accès à la santé, à l’éducation, au travail et pour des réformes gouvernementales.
Ces manifestations ont été durement réprimées par les autorités marocaines.
Source de l’article : tsa-algerie.com



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