Fès: 20 ans de réclusion pour un psychiatre qui violait et agressait ses patientes
La Cour d’appel de Fès a condamné un psychiatre à 20 ans de réclusion criminelle pour agression sexuelle sur des patientes, traite d’êtres humains et infractions liées aux stupéfiants, au terme d’une procédure marquée par des témoignages accablants et des audiences fleuves.
La chambre criminelle de la Cour d’appel de Fès a rendu, lundi 2 mars 2026, son verdict dans une affaire d’agressions sexuelles impliquant un psychiatre de la ville. Le médecin a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, après une enquête ouverte à la suite d’une plainte déposée par son épouse.
Les investigations ont établi qu’il profitait de la vulnérabilité psychique de certaines patientes pour les contraindre à des actes sexuels présentés comme des séances de traitement. L’instruction a également relevé l’organisation de soirées où circulaient des drogues dures.
Le juge d’instruction avait renvoyé le médecin devant la Cour pour traite d’êtres humains, agressions sexuelles, facilitation de la consommation de stupéfiants et possession de drogues dures.
Plusieurs personnes poursuivies dans le même dossier ont également été condamnées à des peines allant de six mois à cinq ans de prison. Un cousin du médecin a écopé de cinq ans de prison ferme et de 50 000 DH d’amende pour participation à la traite d’êtres humains et possession de drogues dures. Un photographe a été condamné à six ans de prison ferme et à une amende de 10 000 DH.
Un infirmier, un ressortissant belge propriétaire d’un riad dans la médina et une employée de ce dernier ont chacun été condamnés à un an de prison ferme. Un professeur universitaire a, pour sa part, été condamné à six mois de prison ferme. Sur le plan civil, la Cour a accordé des indemnisations aux victimes : le psychiatre devra verser 100 000 DH à une première victime et 200 000 DH à une seconde.
L’affaire, déclenchée par la plainte de l’épouse du médecin, avait suscité un vif émoi. Plusieurs plaignantes avaient décrit devant le tribunal des faits qu’elles considéraient comme des abus commis dans un contexte de fragilité psychologique.
Source de l’article : H24info



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