Marrakech : le Festival « On Marche » célèbre la danse au rythme du Ramadan

Marrakech : le Festival « On Marche » célèbre la danse au rythme du Ramadan

La 19e édition du Festival International de Danse Contemporaine « On Marche » revient à Marrakech du 6 au 14 mars 2026. Une édition particulière, placée sous le signe du partage et de la spiritualité, puisqu’elle se tient intégralement durant le mois de Ramadan.

Un choix fort et symbolique pour son fondateur, le chorégraphe Taoufiq Izeddiou, qui fait de cette période un espace de réflexion artistique et humaine. « La danse n’est pas un décor, c’est un acte de nécessité » , rappelle-t-il. Une conviction qui traverse cette édition, où la spiritualité devient à la fois quête intime et célébration collective.

Fidèle à son ancrage territorial et culturel, le festival explore les liens étroits entre danse et spiritualité, interrogeant ce qui nourrit le corps et l’âme dans un temps marqué par le jeûne, l’écoute, la contemplation et le ralentissement.

Les spectacles seront présentés après le ftour, à partir de 21h, notamment à l’Institut français de Marrakech, au Centre culturel Les Étoiles de Jamaa El Fna et au Es Saadi Marrakech Resort.

L’ouverture officielle aura lieu le 7 mars à 21h30 avec « La Terre en transe » de Taoufiq Izeddiou. Cette création chorégraphique, réunissant 12 danseurs sur scène, clôture une tournée internationale et marque une étape importante dans le parcours du fondateur du festival, qui célèbrera en 2027 les 20 ans de « On Marche » et les 25 ans de sa compagnie Anania, considérée comme la première compagnie de danse contemporaine au Maroc.

Moment fort de cette édition : les rendez-vous quotidiens « Artistes à table » . Organisés à l’heure de la rupture du jeûne, ces temps de rencontre réunissent danseurs, chorégraphes, plasticiens ou peintres autour d’un échange avec le public sur leur rapport à la spiritualité et à la création.

Pensés comme des espaces de dialogue et de convivialité, ces ftours artistiques seront suivis de performances in situ ou de projections. « Les ftours deviennent des moments de rassemblement où le geste chorégraphique se déplace vers des espaces de vie et de parole » , explique Taoufiq Izeddiou.

Le cycle « Danses en Images » propose une sélection de films qui croisent regard anthropologique, rituels de célébration et parcours singuliers de chorégraphes contemporains.

Parmi les œuvres projetées à l’Institut français de Marrakech : Les Pieds sur scène d’Éric Legay, Lengue de Léonie Zowe-Yanga, Dernier paysage de Josef Nadj, L’Envol (chorégraphie Bouziane Bouteldja), So Ava de Smaïl Kanouté, Al Awda d’Imane El Kabli et Bella d’Eman Hussen

Pour la cinquième année consécutive, une exposition photographique en plein air est installée dans la médina et ses environs. Plus de 20 œuvres autour du thème de la danse invitent le public à redécouvrir Marrakech comme un vaste territoire de création.

Pendant neuf jours, la ville ocre redevient ainsi un carrefour artistique international, mêlant performances pluridisciplinaires, masterclasses, workshops et projections, avec toujours des spectacles gratuits en adéquation avec le mois sacré.

Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc

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