Maroc : Mohamed Ouahbi porté par un destin à la Scaloni ou de la Fuente ?
Le choix de la Fédération marocaine de football (FRMF) de confier le poste de sélectionneur des Lions de l’Atlas à Mohamed Ouahbi continue d’alimenter les débats. Sans véritable expérience sur un banc professionnel, le technicien belgo-marocain se retrouve face au défi de sa carrière. Pourtant, en interne, l’instance assume ce pari, convaincue que le modèle n’est pas inédit au plus haut niveau.
Deux trajectoires récentes semblent avoir pesé dans la réflexion, toujours pas officialisée, du Maroc de miser sur Mohamed Ouahbi pour succéder à Walid Regragui après l’échec Tarik Sektioui. Celles de Lionel Scaloni et de Luis de la Fuente. Dans les deux cas, l’absence de vécu d’entraîneur sénior au plus haut niveau et le passage par les catégories de jeunes n’a pas été un handicap, mais un sérieux atout.
Scaloni, l’exemple argentin
Lorsque Lionel Scaloni est promu à la tête de l’Argentine, peu d’observateurs y croient vraiment. Ancien international en tant que joueur, puis adjoint, passé par le banc de la sélection U18, il récupère une Albiceleste en reconstruction après un cycle usé.
Les critiques fusent. Trop tendre, pas assez expérimenté, manque de vécu en club.
La suite met pour tant tout le monde d’accord : Copa América, Finalissima (Coupe des Champions CONMEBOL – UEFA) puis Coupe du monde 2022. L’ancien latéral droit a construit un groupe cohérent, soudé, avec une identité claire. Sa connaissance de la nouvelle génération et sa capacité à instaurer un climat de confiance ont fait la différence.
De la Fuente, la continuité espagnole
Même logique avec Luis de la Fuente en Espagne. Longtemps responsable des équipes U18 et Espoirs, il est propulsé à la tête de la Roja malgré les interrogations.
Là aussi, le pari s’avère payant : Euro 2024 remporté et nouvelle dynamique insufflée à une sélection qui avait perdu de sa superbe. Sa parfaite connaissance du vivier et des jeunes internationaux espagnols a permis une transition fluide.
Un profil dans la même veine
Mohamed Ouahbi s’inscrit dans cette logique. Champion du monde U20, apprécié en interne, il a accompagné l’éclosion de plusieurs talents appelés à intégrer durablement la sélection A.
À quatre mois de la Coupe du monde 2026, la FRMF a privilégié une forme de continuité interne plutôt qu’un grand nom international ou un contrat court de transition — option qui avait notamment bloqué dans le dossier Sektioui.
Le pari reste audacieux. Mais les précédents argentin et espagnol montrent qu’un sélectionneur formé « dans la maison » peut transformer un risque en réussite majeure.
Reste à savoir si le Maroc écrira, lui aussi, son scénario gagnant.
Source de l’article : Afrik-Foot



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