Entre légère hausse et stabilité, l’incertitude plane sur les prix de début mars
En cette fin de mois de février 2026, le marché des hydrocarbures au Maroc est plongé dans un climat d’attentisme et d’incertitude. Selon une source responsable et bien informée au sein de la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants des stations-service au Maroc, les données actuellement en circulation concernant la prochaine révision tarifaire demeurent provisoires et non définitives.
Dans ce contexte d’attente, les prévisions des professionnels oscillent entre deux scénarios exclusifs : une légère hausse des prix à la pompe pour le gasoil et l’essence, ou un maintien des tarifs à leur niveau actuel. Toutefois, la même source, s’exprimant pour Hespress, a tenu à souligner qu’il ne s’agit pour l’heure que de pures spéculations. Rien ne sera confirmé avant la révision officielle et l’annonce des décisions des distributeurs, prévues pour ce début de mois de mars (soit la fin de cette semaine).
À l’heure actuelle, les données recueillies par Hespress indiquent qu’avant cette nouvelle mise à jour, les prix affichés dans les stations-service, notamment à Rabat, avoisinent les 10,57 dirhams le litre pour le gasoil et 12,26 dirhams pour l’essence super. Bien entendu, de légères disparités subsistent selon les régions et les politiques commerciales propres à chaque opérateur.
Il convient de rappeler que le mois de février a été marqué par des fluctuations notables des prix à la pompe. En effet, plusieurs acteurs majeurs du marché national ont appliqué des hausses relatives et variables au début du mois, dans le cadre de ce que les professionnels qualifient de « révision périodique des prix » . Ces augmentations avaient atteint environ 35 centimes pour le litre de gasoil et près de 11 centimes pour l’essence super.
Par la suite, plus précisément le 15 février, une nouvelle hausse de 25 centimes le litre a touché les deux types de carburant. Selon les informations d’Hespress, il s’agissait de la dernière révision officielle connue avant celle qui est aujourd’hui très attendue.
Cette dynamique fluctuante s’inscrit dans la continuité d’un début d’année en dents de scie. En janvier 2026, la révision périodique s’était soldée par des baisses significatives de l’ordre de 44 centimes pour l’essence et de 65 centimes pour le gasoil, ce dernier étant le carburant le plus importé et consommé au Maroc. Selon la même source, ces baisses expliquent les légers rebonds observés en février, en réponse aux évolutions du marché pétrolier international.
En définitive, les professionnels du secteur restent eux aussi suspendus à l’annonce officielle de la prochaine révision tarifaire. La source d’Hespress précise d’ailleurs que les écarts de prix entre les différentes compagnies compliquent la lecture du marché, rendant toute anticipation chiffrée hasardeuse et peu objective.
Sur le plan international, à la clôture des marchés ce vendredi, les cours du pétrole se maintiennent à un niveau « modéré » , oscillant entre 65 et 72 dollars le baril. Ce maintien s’explique par la confrontation de deux forces opposées : d’une part, les tensions géopolitiques qui soutiennent les prix, et d’autre part, un excédent d’offre qui pèse sur les cours. Une conjoncture qui, selon le responsable de la Fédération, vient conforter l’hypothèse d’une stabilité ou d’une légère hausse lors de la révision attendue pour la transition de février à mars.
Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc



Laisser un commentaire