Country Risk Atlas | Non-paiement des entreprises en Afrique : le Maroc seul en zone « faible risque » en 2026
En 2026, le Maroc se distingue comme le seul pays africain présentant un faible risque de non-paiement pour les entreprises. C’est la principale conclusion de la troisième édition du Country Risk Atlas, publiée le 16 février par Allianz Trade, leader mondial de l’assurance-crédit. Sur un continent marqué par de fortes disparités économiques et politiques, le Royaume fait figure d’exception
Le rapport analyse 83 pays, représentant près de 94 % du PIB mondial. Il évalue les risques macroéconomiques, politiques, l’environnement des affaires et les critères de durabilité à travers un modèle propriétaire actualisé chaque trimestre.
Deux notes structurent l’évaluation :
• une note à moyen terme (Country Grade), graduée de AA à D, fondée sur 18 indicateurs couvrant le risque macroéconomique, politique et structurel ;
• une note à court terme (Country Risk Level), allant de 1 (faible) à 4 (élevé), mesurant les tensions de financement et les perturbations commerciales.
La combinaison des deux aboutit à quatre niveaux globaux : faible, moyen, sensible ou élevé.
Le Maroc, seul en catégorie « faible risque » Parmi les 12 économies africaines étudiées – Algérie, Angola, Côte d’Ivoire, Égypte, Ghana, Kenya, Maroc, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud, Tanzanie et Tunisie – le Maroc obtient la note B1, synonyme de risque faible.
Allianz Trade souligne la diversification croissante de l’économie, l’essor des industries tournées vers l’Europe et le positionnement stratégique du pays comme futur hub énergétique reliant l’Afrique au marché européen.
Des fragilités persistent toutefois : un chômage des jeunes élevé (35 %), l’exposition aux chocs climatiques et des tensions diplomatiques avec l’Union européenne et l’Algérie.
Les grandes économies à la peine
La Côte d’Ivoire arrive en deuxième position avec une note B2 (risque moyen). Sa stabilité macroéconomique, sa maîtrise de l’inflation, son statut de premier producteur mondial de cacao et son appartenance à l’UEMOA constituent des atouts majeurs. Mais la prédominance du secteur informel, la vulnérabilité climatique et les risques sécuritaires régionaux pèsent sur son profil.
L’Algérie (C2) affiche également un risque moyen, soutenue par ses ressources gazières et pétrolières et son potentiel en renouvelables. Le manque de diversification et les tensions sociales liées au chômage des jeunes restent toutefois des facteurs d’incertitude.
La Tanzanie (C2) complète le trio des pays à risque moyen, portée par ses ressources naturelles, sa démographie dynamique et ses projets d’infrastructures régionales.
Risque sensible et zones rouges
L’Afrique du Sud est classée B3 (risque sensible), pénalisée par l’impact des tarifs douaniers américains, un endettement public élevé et de fortes inégalités sociales.
Dans la même catégorie figurent le Kenya (C3), le Nigeria (C3), l’Égypte (D3), le Sénégal (D3) et l’Angola (D3).
Source de l’article : Afrimag



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