Le « Conseil de paix » voulu par Donald Trump se réunit pour la première fois à Washington
Créé par Donald Trump et officiellement lancé à Davos au mois de janvier, le « Conseil de paix » voulu par le président américain Donald Trump tient sa première réunion à Washington ce jeudi 19 février. Pensé à l’origine pour orchestrer la reconstruction de la bande de Gaza, il ambitionne désormais plus largement de résoudre les conflits armés dans le monde. Les représentants de 32 pays – sans compter les États-Unis – devraient participer à cette session inaugurale, dont cinq en tant que simples observateurs.
Une participation limitée
Près de 60 pays avaient été conviés à rejoindre le « Conseil de paix » . Ils ne sont finalement que 27 à avoir répondu favorablement à l’invitation. Parmi eux figurent notamment l’Indonésie, la Turquie, la Biélorussie, l’Arabie saoudite ou encore le Kazakhstan. Seuls trois pays d’Amérique latine y participent, ainsi que deux pays africains : le Maroc et l’Égypte. Du côté de l’Union européenne, seuls la Hongrie et la Bulgarie sont représentées.
L’ensemble de ces pays représente environ 1,5 milliard d’habitants, soit 18 % de la population mondiale. Une proportion nettement inférieure à celle d’instances comme le G20 ou les Brics.
Le « Conseil de paix » se distingue en revanche par la forte concentration de gouvernements autoritaires parmi ses membres : 20 des 28 pays qui le composent sont dirigés par des régimes de ce type, dont la moitié considérés comme des autocraties fermées où les libertés sont limitées et les élections – lorsqu’elles existent – étroitement contrôlées. Reste à savoir si cette première réunion incitera d’autres États à rejoindre l’instance, alors que le ticket d’entrée a été fixé à un milliard de dollars.
Critiques européennes
Si la tenue de cette rencontre inaugurale suscite quelques critiques en Europe – la Commission européenne a refusé d’intégrer le « Conseil de paix » – la décision d’y envoyer des « observateurs » , dont la commissaire Dubravka Suica, provoque toutefois l’incompréhension de plusieurs groupes politiques du Parlement européen, rapporte notre correspondante à Bruxelles, Elena Louazon. Les eurodéputés libéraux du groupe Renew ont dénoncé un « mauvais signal » , estimant que cette présence « légitime un organisme qui marginalise l’ONU » .
Plusieurs pays partagent ces critiques. La Belgique, le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, la France et la Slovénie fustigent entre autre une décision qui dépasse les prérogatives de la Commission européenne.
Source de l’article : RFI



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