En coulisses du Selman à Marrakech, un palais arabo-mauresque décoré par Jacques Garcia

Visite privée du Selman, l’un des plus beaux hôtels de Marrakech

Un décor entièrement imaginé par Jacques Garcia

Spécialiste du XVIIIe siècle, propriétaire du légendaire château Champs de Bataille, de palais merveilleux lovés sur la côte sicilienne et d’un hôtel particulier Rive gauche, Jacques Garcia est l’un des plus grands noms de la haute décoration française.

Si on lui doit récemment le château Louise de la Vallière en Touraine, la Maison Proust à Paris et le renouveau du Palace, le décorateur est derrière les intérieurs du Selman à Marrakech. Au cœur d’une nature luxuriante et légèrement en retrait de l’agitation de la ville ocre, l’hôtel se dresse à la manière d’un palais arabo-mauresque détenu par la famille Bennani‑Smires depuis plusieurs générations.

Un hôtel de famille nourri par une passion équestre

Un rêve nourri par leur passion pour les chevaux pur‑sang arabes et l’univers équestre. Les photographies de chevaux et les clins d’œil à l’équitation ponctuent d’ailleurs les couleurs du Selman dont les deux écuries se dressent fièrement devant le Pavillon andalou, des mini palais à part entière décorés avec la même opulence que le reste de l’hôtel par Jacques Garcia.

Les tonalités terrestres, rappelant le désert voisin, côtoient les seize boxes qui accueillent la collection privée de chevaux arabes. La lignée, en place depuis 2014, a même été élue la plus illustre du royaume. « L’élevage a été initié alors que le projet Selman Marrakech prenait forme dans mon esprit. Je les ai soigneusement sélectionnés afin de conférer à cet élevage un véritable sceau d’authenticité » , confie Abdeslam Bennani Sbires qui cumule les casquettes d’hôtelier, homme d’affaires et cavalier de haut niveau.

Artisanat d’art marocain et étoffes précieuses

En toile de fond du Selman, c’est l’Atlas qui s’offre aux yeux des clients, depuis le balcon de leur chambre ou de leur suite, cernée d’une nature luxuriante où le chant des oiseaux n’est interrompu que par le hennissement des chevaux. Au gré des 55 chambres, des suites d’envergures et des 5 villas privées, l’amour de Jacques Garcia pour l’histoire et l’artisanat se révèle dans de précieuses étoffes, de lustres majestueux en cristal et de mobilier en velours sombre. Le travail des zelliges, notamment dans le patio et au spa, et son bassin intérieur somptueux, reflète le savoir-faire local et l’attention portée au détail décoratif, à l’excellence. Chaque drapé, chaque pièce de mobilier diffuse son histoire — une atmosphère qui n’est pas sans rappeler le décor de La Mamounia avant sa rénovation, revampée par Jacques Garcia entre 2006 et 2009.

Les restaurants de Jean-François Piège en vedette

Côté gastronomie, l’hôtel peut se targuer d’accueillir l’un des chefs français les plus réputés. Jean-François Piège signe les cartes du restaurant Sabo et de La Terrasse, stratégiquement située au-dessus de la piscine. Chez Sabo, au dîner, dans une atmosphère de velours, on aime partager les crevettes méditerranéennes croustillantes, de fines tranches de daurade locale, le Black Cod grillé au feu de bois et nappé d’un jus de carotte et gingembre ou encore les fameuses pâtes à la vodka et à la tomate. Plus légère et idéale en journée, la carte de La Terrasse invite les œufs Mimosa dans l’assiettes, de belles tomates et mozzarella arrosés de l’huile d’olive produite par l’hôtel, une mini-pizza au saumon fumé, des artichauts locaux cuits à la vapeur, un avocat grillé à la poutargue et à la grenade ou encore un crudo de thon rouge de Méditerranée.

Source de l’article : AD Magazine

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