Gaz naturel américain : le Maroc cité parmi les destinations d’exportation d’un projet finalement abandonné
GNL. Crédit : DR
Le Maroc figurait parmi les pays autorisés à recevoir du gaz naturel comprimé dans le cadre d’un projet d’exportation porté par l’entreprise CNG Holding, basée au Panama, selon un document officiel récemment publié par les autorités énergétiques des États-Unis. Le Royaume apparaissait dans la liste des États liés à Washington par un accord de libre-échange, leur permettant de bénéficier d’un accès privilégié aux exportations énergétiques américaines.
Ce projet prévoyait la construction d’une installation dédiée à la compression et à l’export de gaz naturel vers plusieurs marchés internationaux, dont le Maroc, dans une logique de diversification des approvisionnements énergétiques. Cette perspective s’inscrivait dans un contexte où Rabat cherche à sécuriser ses sources d’énergie, notamment depuis l’arrêt du flux du gazoduc Maghreb-Europe en 2021.
Mais CNG Holding a finalement renoncé à développer son infrastructure, conduisant les autorités américaines à annuler officiellement son autorisation d’exportation en février 2026. Aucun flux de gaz vers le Maroc n’a donc été concrétisé dans ce cadre.
Pour rappel, le Maroc vient de suspendre son projet de terminal GNL à Nador West Med. Selon les informations disponibles, c’est le ministère de l’Economie et des Finances qui est à l’origine de la suspension invoquant contraintes budgétaires et des incertitudes juridiques autour du futur cadre gazier au Maroc. La suspension est venue après qu’en décembre dernier, le ministère de la Transition énergétique avait lancé deux appels à concurrence stratégiques. L’un pour l’affrètement d’un terminal flottant de regazéification à Nador West Med, et l’autre pour la construction d’un réseau national de gazoducs connecté au GME et aux zones industrielles de Kénitra et Mohammedia.
Pour le GNL, ce n’est pas la première fois que des investisseurs américains manifestent leur intérêt pour le Maroc. Le précédent étant lors de la visite controversée du président de l’agence américaine de l’environnement, Scott Pruitt…
Source de l’article : Le Desk



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