Ibrahima Baldé-Taïryk Arconte, le nouveau duo de buteurs déniché par Rodez
Ils se nomment Ibrahima Baldé et Taïryk Arconte et, avec 14 buts cumulés, les deux attaquants de Rodez ont leur part dans la jolie saison de leur club, 11e. Avec 30 points déjà au compteur, l’équipe de Didier Santini a semble-t-il pris le chemin d’un maintien sans trop d’angoisse, 8 unités devant Amiens, virtuel barragiste, et 13 sur Laval, premier relégable.
La bonne dynamique est d’actualité avec un huitième match d’affilée sans défaite enregistré à Boulogne (2-1) lors de la dernière journée. Ce duo Baldé-Arconte, respectivement 8 et 6 réalisations, entretient en tout cas ce qui ressemble à une tradition au RAF, une marque de fabrique actuelle avec une paire d’attaquants toujours performante.
Il y a deux ans, Andréas Hountondji et Killian Corredor avaient inscrit 26 buts à eux deux. La saison dernière, ce fut encore mieux avec Timothé Nkada et Tawfik Bentayeb (27). Une réussite collégiale, insiste-t-on au club, menée par Grégory Ursule, le manager général, et Guillaume Laurens, directeur du développement. Sans pour autant de méthode révolutionnaire. « Il y a un alignement total avec le staff par rapport aux besoins attendus, résume Laurens. Avec un schéma de jeu en 3-5-2, qui existe depuis plusieurs années, cela permet d’avoir une certaine expertise. Avec Greg (Ursule), on travaille toute l’année, pas uniquement dans les périodes de mercato. On s’attarde avant tout à améliorer notre processus de recrutement, qui nous permet in fine d’isoler une dizaine de noms par poste au moment de faire des choix. » Les dirigeants ruthénois prospectent partout mais s’intéressent surtout à des joueurs pour qui la L2 serait un cap, dénichés dans des Championnats comme la Slovénie, d’où était venu Nkada par exemple, ou encore le Maroc, pour Bentayeb. Rodez n’échappe pas à la vague data, développée avec l’arrivée de Laurens. Parce que ces outils sont devenus accessibles, même pour un club à petit budget comme le RAF (7,7 M€), et précieux en ce moment avec une réalité économique difficile. « On fonctionne avec plusieurs logiciels en fonction de ce qu’on estime être important. On a plusieurs sources que l’on considère un petit peu comme nos recruteurs » , dixit Laurens. « Comme on est abreuvés de données, il faut savoir ce qu’on en fait et d’abord identifier nos besoins, poursuit Ursule. On prend les bons joueurs, qui vont correspondre à notre club. Et souvent, ça, c’est difficile à faire comprendre aux intéressés ou à leurs représentants. » Il y a la data, mais aussi un savoir-faire sur la durée, associé à un discours de vérité. Baldé (23 ans) était déjà au club la saison dernière et Arconte (22 ans) y est revenu après une saison à Pau. Ursule : « On va chercher des joueurs qui sont dans une dynamique de progression. Donc ils sont capables d’attendre. En plus, on a toujours tenu nos engagements quand la performance était là. On a été joueur pro, on sait ce que c’est, on tient un discours sincère aux joueurs. On peut dire »là, tu es deux ou trois dans la hiérarchie, sois patient. Ça ne veut pas dire que c’est figé, mais tu as un rôle de challenger et, quand celui-ci sera terminé, tu prendras la place. » On fait ce qu’on dit. »
Source de l’article : L'Équipe



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