le mécanisme d’ajustement Carbone aux frontières, un impact limité ?
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La décarbonation apparaît plus que jamais comme un levier stratégique de compétitivité des filières concernées par le mécanisme d’ajustement Carbone aux frontières, en cohérence avec les ambitions du PartenariatVert et le positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur durables de l’UE.
Le Ministère de l’économie et des Finances et la Délégation de l’Union européenne au Maroc ont réuni le 5 février à Rabat, institutions publiques, acteurs industriels et partenaires techniques autour d’un atelier consacré au Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF/CBAM), désormais entré dans sa phase opérationnelle depuis le 1er janvier 2026.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des actions menées dans le cadre du Partenariat Vert Maroc–UE, qui constitue le cadre stratégique de dialogue sur les politiques climatiques et environnementales entre le Maroc et l’UE.
Après les ateliers organisés durant la phase transitoire du CBAM (2023-2025) et les travaux engagés sur la tarification du carbone et la décarbonation industrielle, l’enjeu est aujourd’hui clairement celui de la mise en œuvre.
Les échanges ont permis d’échanger sur les derniers développements réglementaires européens, notamment les actes délégués publiés fin 2025 précisant les règles d’application du CBAM, mais aussi sur l’état d’avancement des chantiers nationaux : systèmes de mesure et de vérification des émissions, transition énergétique, réflexion autour de la tarification carbone nationale.
Les participants ont également pu découvrir ou approfondir les outils d’accompagnement soutenus par l’UE au Maroc, comme le CBAM HelpDesk du MED•GEM Network ou les actions d’appui à la décarbonation industrielle du programme Transition Juste.
Un constat partagé s’est dégagé : l’impact potentiel du CBAM au Maroc sera limité et se focalisera sur certaines filières exportatrices, mais il reste maîtrisable.
Le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières est surtout porteur d’opportunités, car le Maroc dispose d’avantages comparatifs et d’acteurs déjà engagés dans les préparatifs, explique-t-on.
Source de l’article : EcoActu.ma



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