ORION 26: la marine marocaine teste sa frégate Mohammed VI dans un scénario de guerre de haute intensité
Le Maroc participe entre février et avril 2026 à la plus grande confrontation militaire virtuelle organisée par la France depuis la fin de la Guerre froide en 1991. L’exercice mobilise plus de 12.500 militaires ainsi que plusieurs pays européens.
L’exercice militaire ORION 26 implique des centaines de véhicules et des dizaines d’aéronefs et de navires de guerre. Il combine différents types de conflits, de la guerre électronique aux opérations navales, aériennes et terrestres. Cet exercice d’ampleur vise à simuler un affrontement de haute intensité contre un adversaire structuré, capable de mener des frappes lointaines, puissantes et prolongées.
La frégate Mohammed VI aux avant-gardes
La participation marocaine à cet exercice revêt une portée particulière dans le cadre de la coopération militaire entre Rabat et Paris. Le Royaume y a engagé sa frégate « Mohammed VI » (FREMM), issue de la classe franco-italienne parmi les plus avancées en matière de combat naval, avec un déplacement d’environ 6.000 tonnes et une vitesse proche de 50 km/h.
La frégate Mohammed VI est équipée de systèmes de détection avancés et de défense aérienne verticale, et spécialisée dans la lutte anti-sous-marine. Elle est présentée comme un élément de protection mobile s’intégrant à la puissance du groupe aéronaval français dans un scénario opérationnel complexe.
Un test crucial
ORION 26 est conçu pour faire monter progressivement la tension, depuis la guerre hybride — incluant campagnes informationnelles, pressions politiques et soutien à des milices — jusqu’à un affrontement de haute intensité.
L’objectif est de placer les forces engagées face aux défis les plus exigeants du combat moderne à tous les niveaux. Il s’agit également de tester la capacité de la France à diriger une coalition, intégrer des forces alliées sous un commandement unifié et conduire des opérations de grande ampleur dans la durée.
La participation marocaine illustre l’approfondissement des relations militaires entre Rabat et Paris, marqué ces dernières années par des exercices conjoints plus réguliers, des échanges d’officiers, ainsi que des coopérations en matière de formation, de renseignement et de sécurité régionale.
Interopérabilité multinationale
Cet engagement reflète aussi l’ambition marocaine de s’affirmer comme une puissance régionale capable d’opérer au sein de coalitions internationales et de mesurer le niveau de préparation de sa flotte navale moderne.
Outre le Maroc et la France, l’exercice réunit plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Portugal, dans un cadre multinational placé sous commandement français, avec un accent sur l’intégration opérationnelle interarmées — terrestre, navale, aérienne et cyber.
Source de l’article : H24info



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