: Des jeunes surfeurs marocains mettent fin à des années de privatisation illégitime du célèbre spot de Boujdour – Le7tv.ma
Depuis plusieurs années, le spot de surf CAP 8, situé sur les côtes de Boujdour, au Sahara Marocain, fait l’objet de vives contestations de la part de surfeurs locaux et étrangers privés illégalement de pratiquer leur sport favori. Ce site, connu à l’international pour la qualité exceptionnelle de ses vagues et considéré comme l’un des joyaux naturels du littoral sud marocain, aurait été de facto confisqué par un particulier, au mépris du principe d’accès libre aux plages garanti par la loi marocaine.
Selon de nombreux témoignages concordants, un certain Jérôme Sahyoun, ressortissant franco-marocain, issu d’un milieu économique très favorisé, se serait arrogé pendant des années un contrôle exclusif de cette zone maritime, en en interdisant l’accès à d’autres surfeurs marocains ne faisant pas partie de son cercle. Cette situation aurait permis des sessions de surf pour privilégiés sans cadre légal clair ni autorisation publique connue.
Des surfeurs locaux et même étrangers, affirment avoir été intimidés, dissuadés, voire chassés du spot, notamment par l’usage répété de jets-skis employés comme moyen de pression, mettant en danger la sécurité en mer et décourageant toute pratique libre du surf sur ce site pourtant public.
Face à cette situation jugée abusive et contraire au droit, un groupe de jeunes Marocains, surfeurs et citoyens engagés, a mené ce week-end une action symbolique et pacifique visant à réaffirmer le caractère public de CAP 8. Ils ont ainsi accédé librement au spot et dressé le drapeau national marocain, exprimant leur attachement à la souveraineté, à l’égalité entre citoyens et au droit fondamental de pratiquer un sport sur les rivages de leur pays, sans discrimination ni exclusion.
Cette initiative, largement saluée sur les réseaux sociaux, se veut un appel clair aux autorités compétentes afin qu’elles fassent toute la lumière sur cette affaire. Il est rappelé que le littoral marocain constitue un bien commun, inaliénable, et que nul ne peut en revendiquer l’usage exclusif, quelle que soit sa position sociale ou financière.
Il convient également de souligner que le dénommé Jérôme Sahyoun, aurait déjà été cité, au Maroc comme à l’étranger, sur ce même sujet du CAP 8, selon des sources proches du dossier.
Au-delà d’un simple conflit entre surfeurs, l’affaire de CAP 8 pose une question fondamentale : celle du respect de la loi, de l’égalité entre citoyens et de la protection des espaces publics dans les provinces du Sud comme ailleurs. La mobilisation citoyenne observée à Boujdour rappelle avec force que le sport, la mer et la liberté ne sont pas des privilèges, mais des droits.
La rédaction /Le7tv
Source de l’article : Le7tv.ma



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