Regragui, confiance renouvelée ou fin de cycle ?

Regragui, confiance renouvelée ou fin de cycle ?

Tout est parti d’un article publié vendredi dernier par Foot Mercato, affirmant que Walid Regragui aurait présenté sa démission à la suite de la finale perdue de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 face au Sénégal. En quelques heures, l’information est reprise par plusieurs sites, alimentant discussions et inquiétudes chez les supporters.

Dans un contexte encore chargé émotionnellement après la CAN, cette annonce agit comme un catalyseur. Les réseaux sociaux s’enflamment, les débats s’installent et la question de l’avenir du sélectionneur devient centrale.

Face à l’ampleur prise par la rumeur, la FRMF intervient par communiqué officiel, dément catégoriquement toute démission et confirme que Walid Regragui poursuit normalement ses fonctions à la tête de l’équipe nationale.

Un sélectionneur au bilan historique

Pour le journaliste, le débat autour de Regragui souffre surtout d’un manque de recul. Il rappelle que le technicien marocain reste l’architecte de la plus grande épopée du football national. « Cet homme, à la moralité et à l’engagement exemplaire, nous a emmenés en demi-finale de la Coupe du monde et en finale de la CAN, contre vents et marées » , souligne-t-il.

Des performances majeures, parfois éclipsées par la déception récente. « Au Maroc, on a souvent la mémoire courte. On efface vite le passé, comme on a effacé tant de lieux historiques. Or c’est justement dans notre histoire qu’on doit puiser l’énergie et les enseignements pour bâtir l’avenir. » Pour Karim Dronet, remettre brutalement en cause un projet sportif après une finale continentale perdue serait une erreur stratégique. D’autant plus que le Maroc aborde désormais une phase décisive de préparation pour le Mondial 2026.

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Ajustements nécessaires, mais cap maintenu

La CAN a également relancé les discussions autour du staff technique et médical. Là encore, Karim Dronet estime que la décision revient au sélectionneur. « C’est au capitaine du bateau de faire ses choix. Et connaissant Walid, s’il y a quelques ajustements à effectuer, il n’hésitera pas une seconde. » À six mois du Mondial, l’heure n’est plus aux bouleversements structurels, mais à des réglages ciblés : gestion physique des joueurs, renforcement de certains postes, optimisation du banc et clarification du projet de jeu.

Le démenti de la FRMF s’inscrit dans cette logique de continuité. En maintenant sa confiance à Regragui, la Fédération cherche à préserver la sérénité du groupe et à éviter une instabilité préjudiciable à la dynamique sportive.

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Entre pression populaire et nécessité de patience

Cette affaire illustre une tension permanente dans le football marocain : l’exigence de résultats immédiats face à la nécessité de construire dans la durée. Si la frustration est compréhensible après une finale perdue, elle ne peut effacer un cycle marqué par des exploits majeurs.

Pour Karim Dronet, le message est clair : « On ne construit pas une sélection de haut niveau dans l’urgence et l’émotion. » Walid Regragui reste donc aux commandes des Lions de l’Atlas. Et au-delà de la rumeur, c’est désormais vers 2026 que tous les regards se tournent.

Source de l’article : Lebrief

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