Aviation militaire : le Maroc consolide sa position parmi les principales forces aériennes africaines

Aviation militaire : le Maroc consolide sa position parmi les principales forces aériennes africaines

Le Maroc se classe quatrième en Afrique et 37ᵉ au niveau mondial dans le récent classement 2026 des flottes aériennes militaires, avec un total estimé à 271 avions militaires actifs, d’après un relevé établi à partir des données de Global Firepower et relayé par la plateforme The African Exponent.

Le classement utilisé repose sur le nombre total d’aéronefs actifs (voilures fixes et tournantes), englobant chasseurs multirôles, avions de transport, hélicoptères et plateformes de surveillance, comme indicateur quantitatif de la capacité aérienne d’un État. Global Firepower précise que cette mesure inclut les forces aériennes de tous les corps (armée de l’air, aviation de l’armée, marine, etc.).

Les Forces royales air (FRA) exploitent notamment des F-16 multirôles, des avions de transport C-130 Hercules, ainsi qu’un parc d’hélicoptères et de plateformes de surveillance (y compris des drones), selon le rapport de Global Firepower, ce qui leur confère une capacité à mener des missions de défense aérienne, de surveillance et de soutien logistique.

Quid du reste du continent ?

Sur le plan continental, l’Égypte arrive en tête avec plus de 1.088 appareils, suivie de l’Algérie (620) et de l’Angola (278) ; le Maroc devance des pays comme le Soudan, l’Afrique du Sud ou le Nigeria dans ce classement. Ce palmarès met en lumière des stratégies nationales divergentes. Certains États privilégient en effet le nombre et la diversité des appareils, tandis que d’autres, comme le Maroc selon les analystes, optent pour la modernisation qualitative et l’intégration de capacités multi-rôles.

Toutefois, le chiffre brut d’appareils ne suffit pas à mesurer la puissance aérienne. La valeur opérationnelle dépend aussi du niveau de modernisation des flottes, de la formation des équipages, des infrastructures de maintenance, et de l’intégration des systèmes non-habités et de surveillance avancée. Ces paramètres expliquent pourquoi des pays aux flottes plus réduites peuvent disposer d’une capacité disproportionnée en matière de projection et de renseignement.

Enfin, le positionnement géographique du Maroc et les enjeux régionaux (notamment la question du Sahara) expliquent l’accent mis sur la surveillance maritime, la capacité de déploiement rapide et la coopération militaire avec les États-Unis et des partenaires européens pour la formation et l’équipement. Les analystes avertissent toutefois que la dynamique des capacités aériennes peut évoluer rapidement (acquisitions, retrait d’appareils, intégration de drones), ce qui recommande prudence dans l’interprétation d’un classement fondé sur un instantané.

Source de l’article : Lebrief

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