Souss-Massa : les ressorts d’une métamorphose territoriale sans précédent
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Longtemps confrontée à une perte d’attractivité et à un déficit d’investissement, la région Souss-Massa connaît depuis quelques années une transformation en profondeur. Portée par des programmes structurants d’envergure, Agadir et son territoire ont changé d’échelle, tant sur le plan urbain qu’économique, social et environnemental, redéfinissant durablement le cadre de vie et le positionnement régional.
La métamorphose de Souss-Massa ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit dans une stratégie territoriale cohérente, adossée à trois programmes majeurs déployés simultanément afin d’accélérer le développement économique, social et environnemental de la région.
Le Programme de développement régional (PDR 2022-2027) constitue l’ossature de cette dynamique, avec une enveloppe globale de 37 milliards de dirhams, destinée à renforcer les infrastructures, soutenir l’investissement, améliorer les services publics et consolider l’attractivité territoriale. À cette colonne vertébrale s’ajoute le Programme de développement urbain (PDU), doté de 7,4 milliards de dirhams, ainsi que le Plan d’action communal (PAC 2022-2027), mobilisant 2,7 milliards de dirhams supplémentaires.
À eux seuls, le PDU et le PAC représentent plus de 10 milliards de dirhams d’investissements sur sept ans, soit un effort annuel moyen avoisinant 1,5 milliard de dirhams, un niveau inédit pour une ville qui n’avait pas connu un tel volume d’investissement sur les deux dernières décennies.
Le PDU, point de bascule pour Agadir
Signé en février 2020 devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Programme de développement urbain d’Agadir a marqué un véritable tournant. Conçu comme une réponse directe à la perte d’attractivité de la ville, il a engagé une requalification globale de l’espace urbain, touchant aussi bien les infrastructures que les équipements sportifs, culturels, sociaux et les espaces verts.
Aujourd’hui, la majorité des projets programmés sont livrés. Voiries réaménagées, voies cyclables, espaces verts et jardins, abribus modernes, éclairage public nouvelle génération, réseaux d’assainissement et d’arrosage, parkings structurés, bornes interactives, terrains de sport, espaces de loisirs, corniche et zone touristique rénovées : le paysage urbain d’Agadir a été profondément redessiné.
Le montant global de cette cure de jouvence dépasse désormais 8 milliards de dirhams, traduisant l’ampleur de la transformation engagée.
Une amélioration tangible du cadre de vie
Les premières retombées de cette transformation urbaine sont aujourd’hui clairement perceptibles. En termes de qualité de vie, de bien-être et d’infrastructures de base, les bénéfices sont visibles aussi bien pour les habitants que pour les visiteurs.
Le cadre de vie des Gadiris s’est sensiblement amélioré, avec des standards rehaussés en matière de mobilité, d’éclairage public, d’espaces verts et d’équipements de proximité. La ville gagne en attractivité et en lisibilité, tout en renouant avec une dynamique d’adhésion citoyenne autour des projets structurants.
Parmi les projets emblématiques livrés figurent plusieurs piscines couvertes, le parc Al Inbiaat, des structures de santé et dispensaires, des médiathèques, des points de lecture, ainsi que des lieux et centres d’animation touristique. À cela s’ajoute la réhabilitation d’Agadir Oufella, projet patrimonial majeur devenu l’un des symboles de cette renaissance urbaine.
Sur le volet animation et culture, la ville s’est dotée d’une programmation riche et diversifiée : théâtre, festivals, loisirs, en complément des musées existants, tels que le musée Timitar, le musée de la culture amazighe ou encore le musée de la reconstruction d’Agadir Oufella.
Agadir Oufella, mémoire restaurée et projet d’avenir
La restauration d’Agadir Oufella illustre la nouvelle approche patrimoniale adoptée dans le cadre du PDU. Réalisé dans les règles de l’art, le site propose désormais des visites documentées, des audio-guides, un circuit scénarisé et un véritable travail de storytelling, réconciliant mémoire, culture et attractivité touristique.
Autre indicateur fort de cette métamorphose : le doublement du nombre d’espaces verts. La politique de verdissement de l’espace public s’est accélérée grâce à la réhabilitation de terrains nus transformés en jardins et espaces paysagers, contribuant à une meilleure qualité environnementale.
Parallèlement, la nouvelle conception urbanistique d’Agadir repose sur la création de huit centres urbains, chacun pensé comme une centralité autonome. L’objectif : doter chaque grand quartier des services essentiels – avenues marchandes, commerces, jardins, parcs, parkings, piscines, salles de sport, terrains de proximité et grandes places publiques.
Anza et Hay Mohammedi illustrent déjà cette logique, devenant de véritables centres-villes à part entière, renforçant la cohésion urbaine et l’équilibre territorial.
Source de l’article : Challenge.ma



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