Mamadou Samassa : « Tout est envisageable »

Mamadou Samassa : « Tout est envisageable »

Le portier mayennais, vainqueur de l’épreuve en 2014 avec Guingamp, son club formateur, sait bien que Laval (L2) n’est pas favori face à l’Olympique Lyonnais. Mais sait aussi qu’en Coupe, la magie peut opérer.

C’est parce que tout est possible en Coupe de France Crédit Agricole que le Stade Lavallois ne se déplacera pas en victime expiatoire, mercredi 4 février au Groupama Stadium de Décines-Charpieu (20h30, en direct sur beIN SPORTS 4) pour y affronter en 8es de finale l’Olympique Lyonnais, quatrième de Ligue 1.

Les Mayennais, compte tenu de leur classement actuel en Ligue 2 – avant-derniers et premiers relégables, à trois points du barragiste, l’Amiens SC -, savent qu’ils ne partent pas favoris, mais ils ont déjà démontré qu’ils savaient bousculer la hiérarchie. Le 19 décembre dernier, en 32es de finale, ils se sont qualifiés sur le terrain de l’EA Guingamp (1-0, but de Malik Sellouki à la 90e+4), contre une formation pourtant supérieure… sur le papier.

Des sélections (19) en équipe nationale du Mali, l’Équipe de France U20, des accessions (de National, où il fut lancé en 2010 par Jocelyn Gourvennec, en Ligue 2 et de Ligue 2 en Ligue 1 avec Guingamp, puis de Ligue 2 en Ligue 1 avec Troyes), la Ligue Europa (16es de finale en 2015-2016, éliminé par le Dynamo Kiev)… : n’en jetez plus, la coupe est pleine ! Enfin, presque pleine : à bientôt 36 ans (il les fêtera le 16 février), Mamadou Samassa a bien envie de vivre encore des émotions et pourquoi pas créer une nouvelle surprise, à Lyon. « Je ne garde que des bons souvenirs de ma carrière. Bien sûr, j’aurais aimé jouer plus longtemps en Ligue 1, mais il m’a manqué les qualités peut-être, du temps de jeu aussi, pour progresser, acquérir la régularité, pour me mettre au niveau de l’élite. Mais ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, à 35 ans, je me sens beaucoup plus fort et plus complet qu’il y a dix ans. » Le gardien sait aussi être décisif lors des séances de tirs au but, comme celle remportée face à l’AS Saint-Étienne (1-1, 4 tab à 3, le 24 janvier 2018) en 16es de finale (photo Dave WINTER / ICON SPORT).

Absent lors des deux tours précédents en Coupe de France Crédit Agricole, en 16es de finale à Istres (2-0) et en 32es de finale à Guingamp, Mamadou Samassa, qui a aussi disputé une demi-finale en 1995, toujours avec l’EAG (élimination par l’AJ Auxerre 1 à 0), a suivi les matches depuis la CAN, au Maroc. Quant à son club, le Stade Lavallois, demi-finaliste de l’épreuve en 1993 et 1997, présent aussi en 8es de finale il y a deux ans (éliminé par Le Puy Foot 43 après s’être imposé à Nantes, club de Ligue 1, au tour précédent), il n’a plus atteint les quarts de finale depuis la saison 1998-1999 (élimination au Mans).

Cette fois, il a bien l’intention de vivre le moment pleinement, de profiter avec son club, où il a prolongé son contrat jusqu’en 2028. « Évidemment, on sera l’outsider, contre une équipe qui marche bien en championnat. Si les Lyonnais sont à 100 %, forcément, ils seront au-dessus. Mais on va aborder ce match normalement. On sait très bien qu’en Coupe, il peut y avoir la magie. Tout est envisageable ! »

Source de l’article : FFF

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