Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : L’ACAPS appuie les assurances
L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) appuie le secteur des assurances dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Elle a réuni, ce 3 février 2026 à Rabat, les acteurs du secteur autour de la thématique « Dispositif LBC/FT dans le secteur des assurances : état des lieux et enjeux d’efficacité » .
Cette rencontre, initiée dans le cadre de la mise en œuvre des actions de sensibilisation de l’ACAPS en matière de LBC/FT, vise à renforcer le dialogue avec le secteur sur les enjeux liés à l’efficacité des dispositifs mis en place. Outre les acteurs nationaux impliqués dans le dispositif de lutte contre ces fléaux et la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA), elle a réuni la Fédération Nationale des Agents et Courtiers d’Assurance au Maroc (FNACAM), ainsi que les entreprises d’assurances et de réassurance. En outre, l’Autorité Nationale du Renseignement Financier (ANRF), la Commission Nationale chargée de l’application des sanctions prévues par les Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives au terrorisme et à la prolifération des armes et à leur financement (CNASNU) et l’Office Marocain de la Propriété Industrielle et commerciale (OMPIC) y ont également participé.
Les échanges ont permis d’examiner les principales évolutions enregistrées au cours des dernières années. Les efforts conjoints déployés par les autorités nationales et les secteurs assujettis ont conduit le Royaume du Maroc à satisfaire aux engagements pris dans le cadre du suivi renforcé du Groupe d’Action Financière, aboutissant à sa sortie de la liste grise en février 2023.
Les intervenants ont également évoqué les perspectives liées à la prochaine évaluation mutuelle du Maroc prévue en 2026 par le Groupe d’Action Financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN), conformément au calendrier international. Cette échéance mettra l’accent sur la pérennité des réformes engagées et sur l’efficacité du dispositif national de LBC/FT, y compris au niveau du secteur des assurances. Par ailleurs, les échanges ont porté sur les exigences applicables aux opérateurs du secteur, les évolutions en cours du cadre national, ainsi que sur les modalités de coordination opérationnelle entre les acteurs concernés, dans une perspective de consolidation des dispositifs et de renforcement de leur effectivité.
Source de l’article : L'Economiste



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