Sardines marocaines: une licence désormais obligatoire pour exporter

Sardines marocaines: une licence désormais obligatoire pour exporter

Depuis hier dimanche 1er février, Il faut détenir une licence pour être autorisé à exporter les sardines fraîches et congelées. La mesure prise par le ministère de l’Industrie et du Commerce vient d’être publié au Bulletin officiel.

Une autre mesure vient s’ajouter à la pile des premières concernant les sardines fraîches et congelées. Après le repos biologique décrété par le secrétariat d’Etat à la pêche Maritime, sur avis de l’Institut national de recherche halieutique, puis l’interdiction d’exportation, le ministère de l’Industrie et du Commerce a désormais restreint l’acte d’exportation. Comment? Par l’instauration d’une licence.

Concrètement, pour être désormais habilité à exporter des sardines, il faudra posséder ce sésame exclusivement délivré par les services du ministère de l’Industrie et du Commerce. Il faut préciser qu’en plus des sardines fraîches ou congelées, d’autres catégories de petits pélagiques tels que les crustacés, les mollusques ou autres invertébrés aquatiques sont concernés.

La nouvelle mesure, en vigueur depuis hier dimanche 1er février, intervient alors que la hantise gagne la population sur la disponibilité et l’accessibilité du pélagique le plus consommé par les Marocains durant la période sacrée du Ramadan.

Les dernières mesures communiquées par les autorités compétentes avaient été perçues comme une alarme. À cela, s’ajoute le récent rapport de la Cour des comptes sur l’état de certaines ressources halieutiques. Dans ce rapport, l’institution a fait état d’une surexploitation de la ressource, à 150% de sa capacité de renouvellement.

La Cour des comptes a aussi pointé que le Maroc, classé premier en Afrique et 13ᵉ au niveau mondial en matière de pêche, dispose d’un secteur stratégique représentant 1,1% du PIB et plus de 260.000 emplois directs, mais fragilisé par la surpêche, des outils de contrôle jugés incomplets, des retards réglementaires et l’absence de stratégie depuis la fin du plan Halieutis (2009-2020).

Source de l’article : H24info

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