Maroc : les chiffres impressionnants des crédits bancaires portés par les grands chantiers

Maroc : les chiffres impressionnants des crédits bancaires portés par les grands chantiers

L’activité monétaire au Maroc affiche une accélération en cette fin d’année. Bank Al-Maghrib a révélé dans sa dernière note sur les statistiques monétaires que les financements au secteur public ont progressé de 10,9 %, tandis que le secteur privé enregistre une croissance plus modeste de 3,9 %. Cette évolution globale repose sur une hausse exceptionnelle de 56,8 % des crédits destinés aux administrations locales, une envolée directement liée au financement des grands chantiers nationaux tels que l’extension de la ligne de train à grande vitesse et les unités de dessalement de l’eau de mer.

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Le détail par objet économique montre une vitalité particulière des crédits à l’équipement, qui bondissent de 20,4 % contre 16,2 % précédemment. Les prêts immobiliers et les crédits à la consommation suivent également cette tendance haussière avec des progressions respectives de 3,4 % et 5 %. En revanche, les facilités de trésorerie poursuivent leur contraction, avec un recul qui s’aggrave à 4,9 %. Sur le front des risques, l’institution nationale note une stabilisation de la part des créances en souffrance autour de 8 % du total des crédits, marquant un ralentissement de leur croissance annuelle à 3,1 %.

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En parallèle, la masse monétaire (M3) a atteint 2 069,8 milliards de dirhams à fin décembre, affichant une croissance annuelle de 9,4 %. Cette hausse est principalement nourrie par l’accélération des crédits bancaires et une forte progression de 18 % des avoirs officiels de réserve. Au sein des composantes de M3, la circulation fiduciaire se distingue par une accélération rapide de 18,5 %, contrastant avec le ralentissement des dépôts à vue et l’aggravation du recul des dépôts à terme, qui chutent de 4,7 %.

Cette configuration monétaire reflète également un ralentissement des avoirs des ménages et des sociétés non financières privées, dont la croissance des dépôts à vue et des titres d’OPCVM monétaires marque le pas. L’administration centrale voit quant à elle ses créances nettes auprès des institutions de dépôts rester stables à 6,3 %, confirmant un équilibre maintenu malgré l’importance des besoins de financement pour les infrastructures de base.

Source de l’article : Bladi.net

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