Presse au Maroc : La FMEJ réclame un nouveau projet de loi sur le CNP
Le Bureau exécutif de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) s’est réuni à Casablanca pour évaluer la situation actuelle des médias et leur environnement, tout en passant en revue les récentes évolutions législatives. Cette rencontre intervient après que la Cour constitutionnelle a rejeté la loi sur la réorganisation du Conseil national de la presse, renvoyant ainsi le texte au processus législatif.
Dans un communiqué, la FMEJ a souligné que cette décision offre une opportunité de relancer la réforme. La Cour constitutionnelle a en effet relevé des dispositions contraires à la constitution, notamment celles remettant en cause le principe de pluralité représentative, rejetant ainsi une loi « sur mesure » proposée par le ministère de la Culture et de la Communication.
La FMEJ encourage le gouvernement à refondre entièrement la loi, plutôt que de se limiter à des ajustements techniques. Elle affirme que l’esprit de la décision de la Cour nécessite l’ouverture d’un dialogue sérieux et rationnel avec les professionnels concernés, une demande qu’elle soutient depuis plus de trois ans. Elle a également salué l’initiative des groupes d’opposition parlementaire qui a permis d’aboutir à cette décision, tout en louant la résilience de la coordination entre les organisations professionnelles de journalistes et d’éditeurs. De plus, la fédération salue les associations de défense des droits de l’homme, diverses forces démocratiques, organisations civiles et syndicats pour leur soutien dans ce plaidoyer en faveur de l’autonomie et de la pluralité de l’organe d’autorégulation.
Dans son analyse de la situation actuelle du secteur, la FMEJ a pointé du doigt la commission provisoire, le gouvernement, et les entités professionnelles soutenant le projet. Elle estime que les problèmes actuels, tels que les retards dans le renouvellement des cartes professionnelles et la mauvaise gestion du soutien public, sont les conséquences directes de choix erronés accumulés, d’un manque de compétence managériale et légale, et d’une volonté de contrôle. Elle a également critiqué la fragilisation des entreprises régionales, ainsi que le manque de critères clairs dans la distribution du soutien.
Source de l’article : Yabiladi.com



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