Ecosystème des innovateurs: le Maroc au 4e rang africain

Ecosystème des innovateurs: le Maroc au 4e rang africain

En matière d’écosystème favorable aux innovateurs et à l’innovation, le Maroc fait mieux que l’année dernière et se positionne à la 4è place an Afrique, d’après le classement 2026 de StartupBlink.

Avec un score global de 43,258, le Maroc se classe à la 4ᵉ place des écosystèmes d’innovation en Afrique, selon le classement 2026 de StartupBlink, publié récemment. Classé 80ᵉ au rang mondial et 11ᵉ dans la zone Moyen-Orient et Afrique combinée, le Royaume se hisse au premier rang en Afrique du Nord, améliorant sa performance par rapport à l’année précédente.

Le classement repose sur trois piliers. La quantité : nombre de start-up, d’incubateurs, d’accélérateurs, d’espaces de coworking et d’événements tech. La qualité : niveau des investissements, effort en recherche et développement, présence de start-up fortement valorisées et implantation d’entreprises internationales. Enfin l’environnement : stabilité du pays, accès à internet, fiscalité et facilité de faire des affaires.

Innovateurs : performances et points forts

Le Maroc occupe la 2ᵉ place en Afrique sur l’indicateur de facilitation des affaires. Il affiche également un résultat satisfaisant dans la catégorie « Mobilité globale et accessibilité » , où il se classe premier en Afrique du Nord, traduisant une forte ouverture transfrontalière. D’autres paramètres tels que le prêt et l’accès au crédit, le coût de la vie et la facilité réglementaire figurent parmi ses points forts, avec des scores compris entre 50 et 75 %. En revanche, le pilier des incitations fiscales et financières reste une zone où des efforts doivent être consentis.

Au total, 25 pays africains figurent dans le classement mondial, dont 13 dans le top 100. L’Afrique du Sud mène le continent (61ᵉ mondial), suivie du Kenya (68ᵉ) et du Cap-Vert (70ᵉ). En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire (81ᵉ mondial, 5ᵉ africain) et le Nigeria (95ᵉ mondial, 10ᵉ africain) confirment leur présence au peloton de tête.

Globalement, le Maroc consolide sa place de hub régional, porté par un environnement des affaires jugé solide et compétitif. Mais pour transformer ce potentiel en un véritable levier de croissance, le Royaume devra combler ses lacunes en matière d’incitations fiscales et financières. À défaut, son avance pourrait s’éroder face à des concurrents africains de plus en plus agressifs sur l’attractivité des écosystèmes.

Source de l’article : H24info

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