Le fer de lance du développement, c’est la formation technique et professionnelle

Le fer de lance du développement, c’est la formation technique et professionnelle

Après plus de cinq années à la tête de la Délégation générale du Québec à Dakar, Iya Touré́ arrive au terme de son mandat. Lors de son échange avec les médias, M. Touré indique que le fer de lance du développement, c’est la formation technique et professionnelle.

Délègué général du Québec à Dakar depuis janvier 2021, Iya Touré pense que le principal levier de développement d’un pays, c’est, entre autres, l’emploi des jeunes. Pour l’impulser, il préconise la formation technique et professionnelle. Durant les cinq ans qu’il a été à la tête de la délégation québécoise, il dit avoir compris les enjeux. En plus des actes diplomatiques, il a eu à mener des projets et visites de terrain qui lui ont permis d’interagir avec les communautés. Il est convaincu que les jeunes et les femmes sont d’un apport inestimable pour opérer des changements dans une société. « Si vous donnez un métier à un jeune, c’est la vie » .

Il ajoute sur le même registre : « Quand vous donnez le pouvoir économique à une femme, vous changez le foyer » , c’est une conviction du Délégué général sortant. Les secteurs dans lesquels il a orienté son action sont l’agriculture. L’idée de coopératives est, dit-il, un modèle québécois. Le transport aérien.

En l’espèce, un pont aérien direct entre le Québec et le Sénégal sera lancé dans quelques mois. Il a dans la foulée attiré l’attention sur les écoles, dites de formation technique et professionnelles. Pour lui, il faut au moins les équipées de laboratoires et d’ateliers de pratique qui disposent de consommables. L’autre secteur phare de la coopération qui perdure depuis 60 ans, c’est le secteur minier qui est important au Québec. Il y a aussi, l’éducation sur tout le système. Le numérique est lui transversal et est une réalité dans les échanges. Son action conduite au fil de ces années aura certes contribué à faire du Sénégal un point d’ancrage majeur de la stratégie territoriale du Québec en Afrique.

Selon ses services, c’est en combinant diplomatie économique, accompagnement des entreprises québécoises désireuses de s’y positionner et développement de secteurs à fort potentiel d’associations. « Son engagement sur le terrain a toujours été animé par une approche transversale, intégrant valorisation de l’innovation, appui àl’entrepreneuriat local et acquisition de compétences pour l’emploi, une façon unique d’unir commerce et coopération. » Iya Touré a eu un parcours transversal.

Avant sa nomination, il était vice-président de Ressources Québec. À ce titre, il était responsable de la filière mines, hydrocarbures et énergies. Pour marquer son départ, le Cercle d’affaires SE-BEC-CAN organise son cocktail à la résidence de l’ambassade du Canada, pour célébrer son engagement remarquable au service de la coopération économique entre ces deux pays.

A son actif, il y a la signature en janvier 2023 de l’Accord de coopération entre le gouvernement du Québec et du Sénégal, créant un cadre formel de collaborations dans des domaines d’intérêt commun, une première entente de cette stature avec un État africain, relève la Délégation. Il s’y ajoute la constitution en 2022 du Cercle d’affaires Sénégal-Québec-Canada (SEBEC-CAN) dans l’optique d’intensifier les liens commerciaux et qui a donné́ lieu, en septembre 2025, aux premières Journées économiques Québec – Canada – Sénégal (JEQCS) réunissant à Montréal une centaine de dirigeants, décideurs et experts motivés par le développement des relations d’affaires Queb́ec-Seńeǵal.

Dans la même dynamique, il signale le déploiement du Forum international sur l’Entrepreneuriat (FIE). « Une initiative de la Délégation générale qui est devenue une véritable vitrine du Québec et de son écosystème entrepreneurial et qui a permis de créer des maillages avec des acteurs africains lors d’éditions organisées à Dakar (2021 et 2024), à Cotonou (2022) et à Douala (2023) » , a-t-il soutenu. Enfin, il y a l’appui au développement d’une liaison aérienne directe Montréal-Dakar dont le démarrage est prévu en juin 2026.

Source de l’article : SenePlus

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