Les chorégraphes Héla Fattoumi et Éric Lamoureux investissent le quai Branly
Le musée du quai Branly a de la chance : il dispose d’un véritable théâtre, pas seulement d’un simple auditorium, et multiplie les invitations aux artistes de scène. Cet hiver, il renouvelle ainsi son programme de cartes blanches données à des chorégraphes et convie, après Bintou Dembélé et Fouad Boussouf, le duo Héla Fattoumi et Éric Lamoureux (nés en 1965 et 1962) à investir les lieux.
Les 7 et 8 février, puis les 14 et 15, ceux-ci dévoileront plusieurs créations et s’empareront aussi bien du théâtre que du musée, jusqu’à emmener le public dans les collections permanentes, pour une découverte en mouvement de leur création Les Auras. Les deux directeurs du Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort profiteront également de cette belle invitation pour ouvrir la voie à deux compagnies venues de Guadeloupe, qui présenteront deux petites pièces de trente minutes. Beau programme !
Un programme sous l’égide d’Édouard Glissant
Dans le détail, voici ce que l’on pourra voir : les 7 et 8 février, rendez-vous dès 15h dans le foyer du théâtre pour assister aux deux petites pièces des compagnies Empreintes et Zimarèl. Le solo Parades verra d’abord la danseuse Clémence Baubant convoquer six figures féminines caribéennes, avant Gounouj in situ, une pièce pour quatre artistes inspirée par le site naturel du Gros Morne et de la plage de Grande Anse.
Puis, à 17h, on entrera dans le théâtre pour assister au premier spectacle d’Héla Fattoumi et Éric Lamoureux. Intitulé Tout-Moun en écho à l’emblématique roman Tout-monde (1993) de l’écrivain martiniquais Édouard Glissant, celui-ci a été pensé pour onze danseurs et s’accorde aux rythmes puissants du saxophoniste Raphaël Imbert.
Une création pour les collections
Le week-end suivant, les 14 et 15 février, on se rendra directement dans les collections, sur la mezzanine Marc Ladreit de Lacharrière, pour découvrir à 15h Les Auras. Cette création inédite, pensée spécialement pour le musée et incarnée par cinq danseurs, invitera les spectateurs à porter un regard neuf sur les œuvres conservées au musée, exposées dans des vitrines que l’architecte Jean Nouvel nomme « auras » .
Enfin, à 17h, la carte blanche se clôturera sur Akzak, l’impatience d’une jeunesse reliée, un spectacle rafraîchissant, conçu comme un hommage à la jeunesse africaine et européenne pour neuf danseurs (originaires du Maroc, de Tunisie, d’Égypte, du Burkina Faso, de Madagascar et de France) et un percussionniste, Xavier Desandre Navarre.
Source de l’article : Beaux Arts



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