Hausse de prix AEFE : les parents du Lycée Victor Hugo de Marrakech se mobilisent

Hausse de prix AEFE : les parents du Lycée Victor Hugo de Marrakech se mobilisent

Les associations de parents d’élèves du Lycée international français Victor Hugo (LIFVH) de Marrakech lancent une mobilisation collective face à l’augmentation annoncée des frais de scolarité. Dans un communiqué l’UCPE/FCPE, l’APEMA et le Collectif Victor Hugo dénoncent des hausses qu’elles jugent injustes, excessives et socialement excluantes.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de profond changement de politique financière de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), qui prévoit un transfert progressif du coût des pensions civiles des personnels détachés vers les établissements en gestion directe.

Selon le communiqué, l’AEFE impose le transfert de 35% du coût des pensions civiles dès 2026, puis 50% en 2027, vers les établissements en gestion directe. Cette mesure a un impact direct sur les familles, avec une augmentation des frais de scolarité de 5,75% à 7% dès l’année scolaire 2026-2027. Des hausses similaires de 7% sont déjà envisagées pour les années 2027-2028 et 2028-2029.

A cela s’ajoute une augmentation importante des droits de première inscription, qui passeraient de 25.000 à 30.000 dirhams, ainsi que l’instauration ou la hausse de droits annuels d’inscription dans certains établissements au Maroc.

Le modèle AEFE menacé ?

Les associations de parents rappellent que les familles « ne peuvent ni ne doivent compenser le désengagement de l’Etat français » et le sous-financement structurel de l’AEFE. Elles réaffirment leur attachement au statut d’établissement en gestion directe du LIFVH, considéré comme une garantie d’un enseignement de qualité, accessible et socialement équitable.

Elles alertent également sur l’absence de trajectoire financière claire. Selon elles, l’accumulation de hausses successives place les familles dans une incertitude inacceptable, alors que les frais de scolarité ont déjà doublé en l’espace de quinze ans.

Face à cette situation, les trois associations appellent à une mobilisation solidaire et déterminée contre ce qu’elles qualifient de basculement progressif de l’enseignement français à l’étranger vers un modèle marchand, sélectif et socialement excluant.

Deux actions sont d’ores et déjà annoncées :

Source de l’article : Lebrief

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