Puissance militaire : le Sénégal progresse sur l’échiquier africain

(SenePlus) – Dans un continent marqué par des « conflits aussi interminables que meurtriers » , de la RDC au Soudan en passant par le Sahel, la course aux armements s’intensifie. Le nouveau classement Global FirePower (GFP) 2026, décrypté par Jeune Afrique, révèle les nouvelles dynamiques des puissances militaires africaines, où le Sénégal tire son épingle du jeu.​

Au cœur de cette analyse stratégique, le Sénégal affiche une dynamique positive sur l’échiquier continental. Selon les données relayées par Maÿlis Dudouet, l’armée sénégalaise enregistre une évolution favorable avec un gain d’une place au classement africain par rapport à l’édition précédente, où elle occupait le 30e rang.​

Sur le plan mondial, le Sénégal se positionne à la 126e place sur 145 pays étudiés, avec un indice de puissance militaire (PowerIndex) établi à 2,893 pour cette année 2026. Une légère fluctuation est toutefois notée à l’échelle internationale avec une différence de « -1 » au classement mondial, tandis que la progression régionale confirme la consolidation des forces de défense nationales.​

Si le Sénégal avance, le haut du tableau reste verrouillé par les puissances traditionnelles. L’Égypte demeure « sans conteste la plus puissante d’Afrique » , conservant son leadership devant l’Algérie et le Nigeria, qui forment un « trio indétrônable » ., d’après JA.

L’édition 2026 met également en lumière la percée spectaculaire de la Tunisie, qui signe la « plus forte progression » avec un bond de quatre places sur le continent et de onze rangs au niveau mondial. Le Maroc, quant à lui, continue sa montée en puissance en gagnant une place, doublant ainsi l’Angola.​

Ce baromètre, établi par Global FirePower depuis 2006, s’appuie sur une « soixantaine de critères » pour évaluer le potentiel militaire des nations. Bien que l’indice doive être « pris avec les précautions d’usage » , il intègre des données clés telles que le nombre d’unités actives, les équipements, les infrastructures, ainsi que « les budgets alloués par les États à leur défense » , rapporte Jeune Afrique.

Source de l’article : SenePlus